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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 13:31

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De: http://www.fmboschetto.it/religione/libri_storici/introd.htm
Une vision de l'histoire en 12 articles en lisant Genèse 1-11
2e article ’Théologie de Genèse 1-11’ Une vision de l'Histoire

Un conte sapiential:

(qui nous parle sagement et  savamment selon les connaîssances du moment)

 

Alors, quelle est la bonne façon d'interpréter les «jours» de la création? Les comprendre comme une séquence chronologique d’événements successives, tels que la rigide scansion temporel l'indique, est une lecture fondamentaliste, digne des Témoins de Jéhovah. Au lieu de cela, notre histoire de la Création est un récit sapiential ! L'homme se pose des questions et tente d'y répondre avec les outils qui lui fourni son époque.


Nous aujourd'hui, qui avons à portée de main les mathématiques et la physique moderne, nous répondons comme bien nous le savons, en pouvant construire des théories cosmologiques complexes tels que le Big Bang, la relativité générale, la mécanique quantique, la structure des atomes, l'évolution des étoiles, la matière et l'énergie obscure, l'inflation, les trous noirs ...

Or, dans ces temps là, toutes ces connaissances N’EXISTAIT PAS et donc les hommes aux questions qu’ils se posait ont dû répondre comme ils le pouvaient, c’est-à-dire de la façon qui nous est connu: avec la force de ses mains, ainsi q'un potier moules l'argile, Dieu plasma le chaos informe et le transforme en une œuvre achevée, en réalisant ce beau cosmos que nous pouvons admirer.


Affirmer que ce récit (de tipe sapientielle) décrit minute par minute et seconde par seconde ce qui s'est passé dans les sept premiers jours de vie de l'univers, ainsi qu'un chroniqueur note les faits sur un calepin ou ordinateur portable ou comme un cameraman qui fait des prise de vue d’un événement ou avec l'appareil photo, cela signifie l'invalidation d'un seul coup des siècles de la recherche scientifique, vers laquelle Dieu lui même nous a poussé dans Genèse 9:1-2 («Multipliez-vous et possédez la terre!").


Il est évident que la science moderne donne des réponses différentes aux mêmes questions qui on se posait alors: par exemple, les premiers chapitres de la Genèse disent que tout a été créé par Dieu DIRECTEMENT, le soi-disant «créationnisme», et que toute l'espèce humaine vient à partir d'une seule paire, le soi-disant "monogénisme". Aujourd'hui, cependant, les dernières théories prétendent que le cosmos tout entier S’EVOLUE progressivement encore de nos jours, le soi-disant «évolutionnisme», et probablement l'espèce humaine, ainsi que toutes les autres espèces, il ne provient pas d'un seul couple, mais de tout une COMMUNAUTÉS de proto-géniteurs le soi-disant "polygénisme".

Alors, comment peut-on concilier cela? A noter que Adam = homme, est un collectif et signifie précisément « HUMANITE’ » (Köhler), Luter est du même avis puisque il a traduit très bien avec « Menschen » ‘’Hommes’’ Donc la Bible nous raconte que Dieu a crée non pas seulement un homme, mais l’Humanité, nos proto-géniteurs.


Le fait est que la Bible n'est pas un livre d'histoire ou de science, comme la Divine Comédie n'est pas un livre de géophysique, mais ne faut pas tourner en dérision ni l'un ni l'autre, en utilisant la science moderne, comme cela se fait dans de nombreux ambiants «culturelle» à la fois de gauche que de droite. On ne peut pas prétendre affirmer: «En ces jours la, ils ne savaient pas quoi répondre, en l'absence d'une base scientifique solide, ils ont fourni les réponses manifestement erronée, et maintenant nous allons prendre soin de donner les bonnes réponses. » Chef de cette école de pensée est le positiviste français Auguste Comte (1798-1857), auteur de la théorie de la soi-disant des «trois stades."


L'histoire de l'humanité aurait connu trois étapes: la théologie (c.-à-d. MITIQUE), dans lequel les phénomènes naturels sont considérés comme des manifestations d'agents surnaturels, dont, aux forces de la nature on lui attribue un esprit, un «Manitou», comme disent les Amérindiens; la métaphysique (c.-à-d. RELIGIEUX), dans lequel existe un Dieu créateur (ou plusieurs) qui, du haut des cieux, génèrent et gouvernent l'ensemble de la nature; et, enfin, le positive (scientifique), dans lequel l'homme se rend compte que à gouverner l'univers sont seulement les lois de la physique, et en plaine autonomie enquête sur l'univers en abandonnant les vieilles croyances religieuses et mythiques.

 

Tout cela est tout simplement ABSURDE. On ne peut diviser l'histoire humaine en trois parties de cette façon la: plutôt l'humanité dans toute son histoire Est à la recherche continuelle de ses ORIGINES en se demandant, «Pourquoi j’y suis moi et il n'y a pas le rien?" «Pourquoi je ne suis pas ailleurs mais je suis ici?" «Pourquoi dois-je mourir?" etc.

Dans le passé, l'homme a donné des réponses à ces questions adéquates à la connaissance de son temps; Aujourd'hui, par contre, fournit des réponses différentes, mais cela ne signifie pas qu'ils sont en contradiction les uns avec les autres: il faut entrer dans le véritable esprit du récit biblique.


Tous les premiers chapitres de la Genèse sont un excellent conte étiologique, tendu à rechercher les CAUSES des choses, avec des outils qui était adaptés à la culture de l'époque plutôt primitive.
Cela ne veut pas dire que, pour l'époque dans laquelle ils ont été formulés, ces hypothèses ont moins de valeur que ceux qui nous avançons aujourd'hui: tout est «relative» au moment historique. Et nous nous en rendons compte si nous analysons la COSMOLOGIE dans laquelle sont situés les histoires que nous étudions.


La cosmologie biblique


L'homme a toujours essayé de décrire l'univers autour de lui, élaborant cosmologies parfois incroyablement réaliste et parfois incroyablement fantaisistes. Pour vous en donner une idée, il suffit de mentionner l'ancienne conception hindoue, selon laquelle le monde était soutenue par quatre éléphants en tant que piliers, à son tour, se reposant sur une tortue gigantesque, qui à son tour reposait sur un cobra colossale; les mouvements de ces animaux seraient à l’origine pour produire les tremblements de terre. Gardez à l'esprit cette représentation, puisque nous y retournerons ci de suite; En fait, en dépit de la forte imagination de celui qui l'a rédigé, elle est symptomatique de toutes les cosmologies antiques!

 

En fait, le raisonnement suivi pour arriver à les dessiner est très simple. Essayons de nous mettre dans la peau d'un homme qui a vécu autour de 550 avant JC en Mésopotamie, et en particulier un Juif qui est en train de passer dans le Second Empire babylonien les années amères de son exil.


La première chose qu'il va se poser est: «pourquoi le monde reste immobile?" Tout pour rester en équilibre, doit s’appuyer sur quelque chose d'autre; à soutenir le monde doit alors pourvoir des colonnes d'une taille suffisante. Si quelqu'un d'entre vous a déjà entendu parler de la légende Sicilienne de Cola Pesce, une créature par moitié homme et par moitié poisson de la mer, se rappellera certainement que même le royaume de Sicile était dit s’appuyer sur trois piliers.

Mais ceux-ci, à leurs tour, doit s’appuyer sur un fond, qui est localisé dans le Shéol, le séjour des morts, qui coïncide à peu près avec l'Hadès d'Homère: toutes les religions ont toujours placé la demeure des morts dans le monde souterrain puisque celui qui meurt est dit «perdre la lumière du jour." Il n'y a donc rien d'étrange qui soit ceci à soutenir la Terre et ses colonnes. Oui, mais ce séjour des morts, à son tour il s’appuie ... Où ?


Comme on peut le voir, c'est le serpent qui se mord la queue. Pour mettre fin à cette interminable succession sans fin de colonnes et de piédestaux, a été trouvé le soutien absolu de tout dans l’Abysse (hébreu Tehom), une réalité mystérieuse et inaccessible avec des moyens humains, dont la nature vient à identifié avec le chaos primordial, celui sur lequel se « mouvait l'Esprit de Dieu » dans Genèse 1:2, et sur lequel, comme sur un piédestal, le Seigneur a érigé la création.

Il s‘agit, en tout cas, d’un cratère maléfique, parce que imaginé comme l’exacte contraire de Dieu, parfaite Ordre et suprême Ordinateur, et est donc considéré comme le siège des mauvais esprits et, plus tard, des âmes des damnés. Il convient de noter que le mot hébreu Tehom dérivé de la même racine sémitique de Tiamat, la déesse de l'eau saumâtre dont j'ai parlé à propos dell'"Enuma Elish"!

 

En fait, les eaux ne sont pas seulement concentrées dans les rivières et les mers, le ciel est bleu, et cette couleur peut être due à un océan Céleste sans bornes, qui surplombe la tête des hommes comme une épée de Damoclès.

Sous le niveau du sol cet Océan finit par se confondre avec le grand abîme, afin d'entourer et de menacer l'ensemble de l'univers créé. Même la Grande Tortue des Hindous selon certains nagerait dans un océan infini qui n'as pas besoin, ni de rive, ni de profondeur, qui fait de base immobile pour tout le reste: il semble incroyable, mais la structure de cette vision cosmologique est la même que celle, apparemment plus évolué en vogue dans le Croissant Fertile à l'époque de l'exil à Babylone!


En lieu et place des piliers du monde il y a quatre éléphants, au lieu du séjour des morts est la tortue cosmique, mais tout se termine par s’étayer dans le célèbre océan primordial, représenté par le cobra dans toute sa dangerosité.

cosmologia

Pour vous rendre plus claires les choses, j'ai fait le modèle que vous pouvez voir ci-dessus, en le regardant vous pourrez vous rendre compte du pourquoi dans le deuxième jour, de l'éptamerone avant même que de soulever les continents et les remplir de la vie, Dieu sépara les eaux du dessous (l'océan souterrain) de la partie supérieure (le bleu océan céleste); mais, si on ne tient pas compte de cette cosmologie, on ne peut même pas comprendre le déluge.

 

Pourquoi les Juifs avait tant de peur d’être exterminés et submergé par les eaux ? Tout simplement parce que s’imaginait êtres entouré d'eau de tous les côtés! Sachez que la mer et, en général, les grandes étendues liquides pour l'ancien Juifs étaient synonyme de CHAOS .
Les Israélites n'étaient pas un peuple de marins comme les voisins Phéniciens, ils étaient des gens de la terre ferme, habitués au désert et à l'agriculture dans les collines de la Galilée et des montagnes de Juda. Donc, pour eux, la mer représentait instinctivement un ennemi, et même un gigantesque RIEN. Il n'est pas surprenant, que dans le livre de Job, la mer est personnifiée par le Léviathan, monstre terrible des eaux primordiales, et dans le livre de Jonas dans le gros poisson qui avale le prophète récalcitrant.


La mer est donc peuplée par des monstres du chaos originel, qui à tout moment, si Dieu ne serait pas la pour veiller continuellement sur sa création, ils pourraient être ramené à la vie et porter l'univers tout entier avec sa splendeur à un immense désert d’eaux. Ainsi, même la cosmologie la plus naïf devient précieuse, car elle nous aide à savoir comment ils pensaient les hommes qui ont vécu dans le passé plus lointain, en réfléchissant sur leur la mentalité, même si aujourd'hui ce n'est plus acceptable.


Sans connaître en profondeur cette façon de penser, vous ne pouvez même pas commencer à comprendre un texte ancien, ni le texte biblique. Vous êtes susceptibles de vouloir faire penser les ancien avec notre tête de moderne, en faisant des erreurs colossales, telles que celles contenues dans certains poèmes courtois qui décrivent Jules César, Alexandre le Grand ou les héros de la guerre de Troie comme des raffines chevaliers médiévaux ...
C’est Dieu ou Baal qui gronde sur les eaux?
Je veux faire un autre exemple classique. La célèbre histoire (très archaïque) contenue dans Exode 4:24-26, selon laquelle Moïse était sur le point de mourir parce que «Dieu était venu à sa rencontre, …. L’Éternel l’attaqua et voulut le faire mourir " et qu'il a été sauvé par sa femme Séphora qui « coupa le prépuce de son fils, et le, jeta aux pieds de Moïse, en disant: Tu es pour moi un époux de sang » de sorte que «l’Éternel le laissa " ne peut pas être comprise que à la lumière d'une mentalité polythéiste, spiritiste, dont Israël encore dans la période tardive luttait pour se libérer!

Au lieu de dire "l'esprit du mal l’as pris» et «l‘as laissé» est utilisé comme sujet l’unique Dieu, mais la substance ne change pas. A côté d’une sensibilité religieuse très avancée, à côté des rites du temple adressés vers le Dieu unique, a vécu en même temps une mentalité MAGIC, faite aussi de pratiques propitiatoires de ce type (et le fils de Moïse a eu de la chance: car les Cananéens sacrifiait leurs premiers-nés au dieu Baal!).


Identique discours vaut pour le proverbiale bouc émissaire envoyé dans le désert pour racheter les péchés de toute la communauté selon Lévitique 16, et pour la colonne de fumée et de feu qui a accompagné les Hébreux dans le désert (Exode 13:21-22). Ce sont toutes des images prises de la mythologie des peuples païens qui vivait tout près à Israël, comme pour la cosmologie babylonienne; seulement qu'Israël en fait un usage différent de celui des peuples qui l'entourent, en les appliquant à son Dieu unique.


Cela s'applique également au célèbre Psaume 29:3-4, qui récite: «La voix de l’Éternel retenti sur les eaux, le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre; L’Éternel est sur les grandes eaux. La voix de l’Éternel est puissante, la voix de l‘Éternel est majestueuse."

Presque certainement à l’origine le psaume récitait: "Baal tonne sur les eaux"! Il s’agit en effet, très probablement, d’un hymne au dieu cananéen Baal; Toutefois, lorsque Israël a conquis la Palestine, cet hymne lui plaisait tellement qu'il a décidé de le prendre dans sa liturgie, en changeant le nom de Baal avec celui de l'Éternel.

On en déduit que la Bible ne pousse pas soudainement, comme un champignon dans le désert; elle est plutôt ancrée à une précise et particulière réalité historique, politique, géographique, sociologique ... Pensons à la conquête de Canaan par Israël, il ne s’agit pas certainement d'une entreprise pacifique. Les Juifs ont du exterminer des populations, raser au sol des villes entières; et, quand ils ne l'ont pas fait, Dieu les a punis, parce que Dieu lui-même, selon le livre de Josué, il voulait qu'ils soit exterminés, sinon le paganisme de ces populations pourrait contaminer le monothéisme absolu d'Israël.


Donc, nous nous demandons: comment cela peut être possible "LA PAROLE DE DIEU?" Comment peut-il être parole divine le commandement de tuer des enfants, même si païens? Et, si nous doutons de l'inspiration divine de ces histoires, qui décrivent des événements qui se sont produits dans histoire et archéologiquement recensé, encore plus alors comment pouvons-nous croire que c’est la parole de Dieu l'histoire de la séparation des eaux en supérieure et inférieure, alors que nous savons très bien qu’il n’y a pas des eaux supérieures au dessus de notre tête? Si Dieu a créé l'univers (le cosmos), il ne savait pas peut-être comment il était fait? Pour la solution de ce problème, nous allons consacrer le prochain chapitre.

 

 

Le livre des pourquoi: 3/12 théologie de Genèse 1-11

Sur quoi s’appuis le monde? (2/12 théologie Genèse 1-11)

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