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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 11:21

                                Le Credo du Premier concile de Nicée dans religion 220px-nicaea_icontestodelcredo

L’empereur Constantin, entouré des évêques conciliaires présente le texte du symbole de Nicée, adopté lors du premier concile œcuménique

Le premier concile œcuménique se tint à Nicée (en turc İznik, Turquie actuelle), de la fin mai au 25 juillet 325 Il eut pour objectif principal de définir l’orthodoxie de la foi, suite à la controverse soulevée par Arius sur la nature du Christ

Œcuménique:

Cela signifie qu’il réunissait toutes les Églises. En effet, chaque patriarcat était indépendant et disposait de son propre magistère en sorte qu’un excommunié dans un patriarcat pouvait faire lever son excommunication dans le patriarcat voisin (ce qui ne manquait pas de se faire). Le concile de Nicée est considéré comme le premier concile œcuménique bien qu’il ne s’agisse pas du premier concile à proprement parler. Cependant, les précédents conciles réunissaient un nombre bien plus restreints d’évêques, venant de régions moins éloignées les unes des autres (concile de Rome en 313 et concile d’Arles en 314).

Circonstance 

L’empereur romain Constantin Ier convoque le concile. Il vient en effet de réunir l’Empire romain après avoir vaincu Licinius à Andrinople, en septembre 324. Se rendant en Orient, il constate vite le très grand nombre des dissensions au sein du christianisme. Afin de rétablir la paix religieuse et de construire l’unité de l’Église, et sans doute aussi de parvenir à ses fins politiquement, il décide de réunir un concile. Celui-ci réunit des représentants de presque toutes les tendances du christianisme, peu après la fin des persécutions (celles lancées par Dioclétien durent jusqu’en 313, et certains évêques portent encore les traces des tortures infligées à cette occasion).

Après plusieurs mois au cours desquels les évêques ne parvinrent pas à se mettre d’accord sur un texte décidant de la nature de la relation du Christ au Père, l’empereur menace les quatorze récalcitrants. Trois restent fidèles à leurs conceptions, dont Arius, et sont excommuniés.

Toutefois, l’arianisme n’était pas la première dissidence à encourir l’excommunication. L’originalité de la situation tient à ce que l’excommunication prononcée contre Marcion par le conseil des presbytres de Rome, Valentin et Montanus, n’avait de validité que dans le diocèse où elle avait été prononcée. Dans la situation présente, les évêques s’engagent à ne pas lever l’excommunication prononcée par un autre diocèse. La suite du conflit arien montre que cet engagement n’est pas tenable.

Canons du Concile

Le concile reconnaît la prééminence du siège d’Alexandrie sur toutes les Églises d’Égypte et de Libye et signale qu’il existe une coutume analogue à propos de Rome et d’Antioche, sans préciser les limites des zones d’influence de ces deux sièges (sans doute l’Italie pour Rome, le diocèse d’Orient pour Antioche). C’est là l’origine des patriarcats.

Le concile affirme la fondation de chaque église locale autour d’un évêque unique, le titulaire du siège épiscopal, qui est responsable de la communion de son Église avec toutes les autres Églises.

Le concile crée la notion de « confession de foi « , ce qui, d’un point de vuesémantique, rapproche le mot « foi » du mot « croyance ».

Le concile fixe la date de Pâques : le premier dimanche après la pleine lune de printemps, c’est-à-dire celle qui suit le 21 mars.

 

Le concile affirme la consubstantialité du Père du Fils.

Le concile étend la validité de l’excommunication en créant l’anathème, qui représente une modification du herem  traditionnel dans les écoles rabbiniques après Yabnah, c’est-à-dire la fixation d’une orthodoxie. La distinction tient au fait que cette excommunication est permanente tandis que le herem  était une sanction temporaire. Auparavant, comme dans le herem, l’excommunication n’était valide que dans le diocèse qui l’avait prononcée et il était par exemple possible de faire lever une excommunication prononcée dans le diocèse d’Alexandrie par l’évêque d’Antioche.

Malgré l’engagement de ne pas lever l’excommunication promulguée par leurs collègues, il arriva que des évêques outrepassent cette convention. Arius et Athanase bénéficièrent à tour de rôle de cette transgression des canons du concile.


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Icône du premier concile de Nicée (fêté le dimanche après l’Ascension). Au premier plan, l’évêque saint Spyridon s’exprime devant le concile et confond Arius. Derrière lui, préside à gauche (à droite de l’autel) le représentant de l’évêque de Rome, et en seconde place, à droite, la puissance invitante, l’empereur Constantin

 

Le Credo de Nicée

 

Une confession de foi est adoptée au concile de Nicée : « Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c’est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert et est mort crucifié sur une croix, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Nous croyons aussi au Saint-Esprit. »

 

Il est dit à la suite du Credo de 325 à Nicée que:

 

« Pour ceux qui disent : “ Il fut un temps où il n’était pas ” et “ Avant de naître, il n’était pas ”, et “ Il a été créé à partir du néant ”, ou qui déclarent que le Fils de Dieu est d’une autre substance (hypostasis) ou d’une autre essence (ousia), ou qu’il est créé ou soumis au changement ou à l’altération, l’Église catholique et apostolique les anathématise. »

Cette confession sera complétée au concile de Constantinople en 381, pour devenir le « Symbole de Nicée -Constantinople » ou « Credo  ».

 

Le principe de la confession de foi est simple : pour être chrétien, il faut adhérer à la confession de foi. Contraposée : quiconque n’adhère pas à la confession de foi n’est pas chrétien ; il est donc, selon l’humeur du prince : hétérodoxe si l’on espère le reconquérir ;hérétique et dans ce cas, il est assimilé aux païens.

C’est une importante modification [non neutre] de la définition de l’« être chrétien » ; en effet, jusqu’au concile de Nicée, le baptême faisait le chrétien[réf. nécessaire]. Cette conception n’a pas disparu de toutes les Églises : les Églises professantes, souvent anabaptistes, et plus largement les Églises issues de la Réforme, conservent cette idée que le baptême fait le chrétien, du fait du libre examen.

 

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Icône dite de la Trinité de saint André l’Iconographe. Il s’agit des trois anges apparus à Abraham aux chênes de Mambré Gn 18 qu’André Roublev interprète comme une figure du mystère de la Trinité invisible.

 

Controverses trinitaire

 

Une controverse survenue au cours de ce concile est devenue célèbre, et est restée dans l’expression «ne pas varier d’un iota ». Les Nicéens soutenaient la thèse que le Fils était « de même substance » (μοουσιος, homoousios) que le Père, tandis que les (semi-)ariens (qui furent excommuniés) soutenaient celle que le Fils était « de substance semblable » (μοιουσιος, homoiousios) au Père. Les deux termes ne se distinguaient en effet que par uniota.

Les décisions prises au concile conduisent à la définition du dogme de la double nature à la suite des controverses trinitaires et inaugurent le processus de dogmatisation. Ultérieurement, certaines Églises qui contestent les conclusions des conciles fondent les «Églises des deux conciles », à l’issue du concile d’Éphèse de 431, et la séparation avec les « Églises des trois conciles », à l’issue du concile de Chalcédoine de 451 qui définit la Trinité

 

Symbole de Nicée

 

Le Symbole de Nicée – Constantinople est une profession de foi commune aux trois grandes confessions chrétiennes, le catholicisme, l’orthodoxie et le protestantisme. En ce qui concerne les protestants, il faut être prudent sur l’importance qu’ils lui accordent. En effet, si la Réforme luthérienne et les calvinistes ont adhéré à Nicée -Constantinople sans réserves, la montée du libéralisme et du libre examen dans le protestantisme ont rendu cette adhésion plus réservée chez certains protestants. Cependant beaucoup y adhèrent toujours sans réserves et en confessant que Nicée représente la foi biblique. C’est une des formes usuelles du Credo.

Les Évangéliques – Protestant tient à souligner que en récitant: je crois en lÉglise , une, sainte, catholique, cela ne veut pas designer l’Église de Rome (comme est entendu par les catholiques romaines, ni aucune autre Église en particulier, mais l’Église catholique dans le sens du mot grec, c. à d. universelle), qui au delà de toute dénomination humaine elle est connue seulement de Dieu qui sauve chaque personne.

 

Historique

 

Le symbole est élaboré, dans un premier temps, au cours du Ier concile de Nicée, en 325, réuni par l’empereur Constantin Ier. Celui-ci avait réuni l’Empire romain après avoir vaincu Licinius à Adrianopole, en septembre 324. Se rendant en Orient, il constate aussitôt le très grand nombre des dissensions au sein du christianisme. Afin de rétablir la paix religieuse et de construire l’unité de l’Église, il décide de convoquer tous les évêques afin de décider d’une loi (doxa, du grec, c’est-à-dire un dogme) commune aux chrétiens. Ce concile qui réunit des représentants de presque toutes les tendances du christianisme réussit à mettre en place de façon quasi-unanime un socle commun de croyance, exprimé en peu de mots :

 

« Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c’est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Nous croyons aussi au Saint-Esprit. »

Le Symbole est complété en 381 par le premier concile de Constantinople, d’où le nom fréquemment donné de « Symbole de Nicée – Constantinople », qui développe les passages relatifs à l’Incarnation et à l’Esprit–Saint et parle de l’Église et du monde à venir :

 

« … est descendu des cieux et s’est incarné par le Saint-Esprit en la Vierge Marie, et s’est fait homme ; il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate ; il a souffert et a été enseveli ; et il est ressuscité le troisième jour, suivant les Écritures ; il est monté aux cieux ; il est assis à la droite du Père, et il viendra encore avec gloire juger les vivants et les morts ; son royaume n’aura point de fin.

Nous croyons aussi au Saint-Esprit, Seigneur et vivifiant, qui procède du Père, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils ; qui a parlé par les prophètes.

Nous croyons en une seule Église sainte, catholique (Universelle) et apostolique ; nous confessons un baptême pour la rémission des péchés ; nous attendons la résurrection des morts et la vie du siècle futur. »

Le texte original est donc grec. En Occident, au VIe siècle, on a rajouté dans la version latine le mot Filioque à la procession du Saint-Esprit (« il procède du Père et du Fils »). C’est la raison officielle du schisme de 1054 entre Rome et Constantinople, les orthodoxes refusant cet ajout.

 

Symbole de Nicée – Constantinople Texte français

 

Voici deux des versions françaises courantes du Symbole de Nicée (ce sont des variantes formelles, selon les Églises, comme par exemple l’emploi du « je » au lieu du « nous », etc.) :

Cette première version est celle conforme à l’élaboration du Symbole lors des conciles de Nicée (325) et de Constantinople (381), tel qu’il est récité par lÉglise orthodoxe :

Nous croyons en un seul Dieu Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles.

 

Nous croyons en lEsprit- Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui procède du Père, qui a parlé par les Prophètes, qui avec le Père et le Fils est adoré et glorifié ; nous croyons en Église, une, sainte, catholique (dans le sens d’universel) et apostolique. Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés ; nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir. Amen.

Le Symbole de Nicée, tel qu’il est utilisé dans la liturgiecatholique, est le résultat d’une modification opérée lors du concile de Tolède (589), (le Saint-Esprit est dit procéder du Père « et du Fils », ce qui est la source de la querelle dite du filioque et constitue l’une des causes majeures du schisme entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique, la première refusant cette innovation, qu’elle juge contraire à la Foi des Pères). La traduction officielle utilisée dans la liturgie catholique est la suivante:

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible.

 

Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait.

Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l’Esprit -Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n’aura pas de fin.

Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen.

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