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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 15:35

 

                       Les débuts de l’Église chrétienne (Ier - IIIe siècle)


A l’origine la communauté des chrétiens est considérée une secte comme une autre. Mais au cours des siècles, des Églises chrétiennes naissent dans les communautés juives de la diaspora autour du bassin de la Méditerranée pour finalement se convertir en la religion officielle de l’empire romain au Ve siècle.

 

 

                                                          L’Église primitive

 

La doctrine du Christ se répand tout d’abord chez les juifs de Jérusalem. Mais des voyageurs se convertissent et font connaître le christianisme aux communautés juives des grandes villes de la diaspora.

La vie de ces premières communautés est décrite dans un texte du Nouveau Testament, les "Actes des Apôtres".

Le rôle de l’Apôtre Paul dans la diffusion du christianisme

Bien que persécuteur des chrétiens, à sa conversion miraculeuse le citoyen romain Paul devient le grand propagateur du christianisme. Paul détache définitivement le christianisme du judaïsme pour en faire une religion universelle.
 Il se rend dans les synagogues pour convertir les communautés juives, puis s’adresse aux païens (Apôtre des Gentils). C’est sous son influence que le christianisme acquiert ses propres lettres de foi et connaît une diffusion considérable.

La diffusion et l’organisation du christianisme

A partir du IIe siècle, les habitants de l’Empire romain se détachent de plus en plus de la religion officielle. Ils s’interrogent sur la création du monde, sur la présence de l’homme sur Terre, sur son destin après la mort. Or la religion chrétienne apporte toute une série de réponse à ces questions.

Face aux nombres de plus en plus importants de fidèles, l’Église doit s’organiser. Dans chaque cité, l’assemblée des fidèles élit un évêque, assisté de anciens ( du grec presbyte, ) et de diacres (qui s’occupent des pauvres).

La vie de l’Église primitive est d’une grande simplicité. Les fidèles se réunissent dans la maison de l’un d’entre eux. On y accueille les nouveaux convertis en les baptisant. On y pratique un repas fraternel au cours duquel on pratique la cérémonie de (la sainte cène).
On y pratique l’étude de la Bible et la prière. La communauté s’occupe tout particulièrement des pauvres. Les morts sont enterrés dans des cimetières souterrains, les catacombes.

 

               Le temps des persécutions (Ier - IVe siècle) ( 5 )


Craignant que les chrétiens soit un danger pour l’unité de l’empire, les empereurs romains déclenchent des persécutions contre les chrétiens.

Les empereurs et le christianisme. Les persécutions

L’implantation du christianisme dans l’Empire romain passe inaperçue. Ce n’est qu’à partir du règne de Néron (54-68), que l’opinion publique se dresse contre les chrétiens. On leur reproche de vivre en marge de la société et de célébrer des cérémonies mystérieuses.

De leur côté les empereurs leur reprochent de ne pas aimer les armes, de refuser de faire des sacrifices aux dieux, de ne pas pratiquer le culte impérial.

L’idée se répand donc que les chrétiens constituent un danger pour l’unité de l’Empire.

C’est en 64, qu’ont lieu les premières persécutions après l’incendie de Rome dont on accuse les chrétiens. Paul est décapité et Pierre est crucifié sur le mont Vatican.

Les persécutions s’étendent à l’ensemble de l’empire, en Asie mineure au IIe siècle, en 177 à Lyon.
Désormais, le fait d’appartenir à l’Église chrétienne est un délit puni de mort. A partir de 202 les conversions au christianisme sont interdites et les persécutions deviennent systématiques.


                       La vie des chrétiens au temps des persécutions


Les persécutions obligent les chrétiens à célébrer leur culte dans la clandestinité. A Rome, dans les catacombes.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces persécutions fortifient les chrétiens dans leur foi et entraînent de nouvelles conversions. En effet, le martyr (souffrances endurés pour témoigner de sa foi) apparaît comme la forme la plus haute de l’obéissance à Dieu, la sainteté de la foi chrétienne, donne la certitude du Paradis pour les victimes.
Le martyr apparaît comme une reproduction de la passion du Christ et le fait de subir la mort en apparence dans la joie constitue un exemple qui suscite de nouvelles conversions.

A la fin du IIIe siècle, une grande partie de la population urbaine de l’empire romain est devenue chrétienne.

Le triomphe du christianisme dans l’empire romain ( 6 )

Le tournant du IVe siècle

En 313, par l’Édit de tolérance de Milan, l’empereur Constantin met fin aux persécutions contre les chrétiens.

Désormais, l’Église bénéficie de la faveur des empereurs (argent, exemption d’impôts). Les lieux de culte se multiplient, Rome se couvre de basiliques ainsi que Constantinople, la nouvelle capitale de l’Empire depuis 330. Sur son lit de mort, Constantin qui n’a jamais été un chrétien est baptisé par un moine qui dit l‘avoir converti.

En 391, sous le règne de Théodose, une partie du christianisme (l’Église Catholique Romaine) devient religion d’État à gestion monarchique.

Le paganisme est interdit et ses temples fermés ou détruits. A son tour, le paganisme devient un délit puni de mort. Des chrétiens accèdent aux plus hautes fonctions impériales.
C’est l’époque où le christianisme pénètre fortement dans les campagnes.

L’empereur, personnage déjà sacré et honoré de longue date, est désormais considéré comme l’image de Dieu sur Terre, responsable devant lui du salut de ses sujets et chargé d’étendre à toute l’humanité la religion chrétienne. Cette prérogative deviendra pus tard celle des’ ’Pappas’’ (papa en grec) puis appelles Pape.


                                   L’organisation et la puissance de l’Église


Les évêques des grandes cités de l’empire (Antioche, Alexandrie, Constantinople) prennent plus d’importances que les autres et celui de Rome, successeur de Saint Pierre, revendique le titre de chef de l’Église, et le Pape est désormais considéré: infaible comme l’empereur, l’image, le représentant de Dieu sur Terre .

L’Église de la fin du IVe siècle est très riches des dons consentis par les empereurs ou par de riches convertis qui lui donnent leurs biens. L’Église possèdent donc des terres immenses et des sommes d’argent considérables.
Elle s’en sert pour construire des très nombreux monuments, mais aussi pour aider les pauvres (constructions d’hôpitaux, d’asiles, distribution de secours).

Très puissante, l’Église n’hésite pas à s’opposer au pouvoir : Ambroise, évêque de Milan, interdit l’entrée de l’Église à l’empereur Théodose pour les fautes qu’il avait commises (massacre de 7000 personnes à Aquilée en 388).

 

L’Église Catholique Romaine assimile les pratiques païennes ( 7 )


Si le christianisme s’est bien implanté dans les villes, les campagnes, surtout en Occident, restent attachées au paganisme. La christianisation des campagnes se fait donc par la force. La multiplication du culte des martyrs (saints) et le culte des reliques doit être interprétées comme une assimilation des veilles croyances et du caractère magique de certains objets.

De leur côté, les intellectuels réfléchissent sur le sens des croyances chrétiennes et leur interprétation donnent lieu à de vives querelles. Les schismes (division au sein de l’Église) se développent. Plus graves sont les querelles sur la nature du Christ et du Saint Esprit qui entraînent le développement des hérésies (doctrines qui remettent en cause les fondements mêmes de la foi chrétienne).

L’empereur Constantin (bien que étant païen) et ses successeurs interviennent pour trancher les querelles survenues dans l’Église. En 325, le concile (réunion des responsables de l’Église) de Nicée, en Asie Mineure, condamne les hérésies et fixe les croyances chrétiennes

Cette Église riche et puissante ne correspond plus aux aspirations de ceux qui, par le sacrifice et souvent le martyr, voulaient atteindre, par l’obéissance à Dieu, le salut. Aussi voit-on des fidèles fuir le monde pour servir dans la pauvreté et l’isolement. Les uns vivent seuls et isolés de tous, ce sont les ermites.
Les autres se regroupent en communautés qui obéissent à des règles très rigoureuses, partageant leur temps entre travail, étude et prière, ce sont les moines qui contribuent à de nombreuses conversions dans les campagnes.

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