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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 15:55

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                                        L'île di Pathmos

Traduction de l’Italien par Salvatore Comisi                  

http://www.fmboschetto.it/religione/Apocalisse/Apocalisse7.htm    

                   Apocalypse Expliqué en 26 articles  

Pathmos est la plus septentrionales des îles de l'archipel du Dodécanèse, qui comme son nom le dit, est composé de douze îles près de la côte sud-ouest de la Turquie moderne. De petite taille, une journée suffit pour la parcourir toute entière: mesurer moins de 34 kilomètres carrés, mais a un contour très loqueteux et un isthme très étroit sépare le nord et le sud, qui forme une presque division de l'île en deux parties distinctes. Ce gros îlot en grande partie aride et rocailleuse était déjà connu de l'historien Thucydide (460-400 avant J.-C.), au géographe Strabon (58 Av JC - 25 Ap JC) et le naturaliste Pline l'Ancien (23-79 après JC).


Pendant l'Empire romain est devenu un lieu de résidence pour quelques notables, des exilés politiques en général. Il est certain que vers la fin du I° siècle Pathmos était un bastion avancées de Milet, une ville sur la côte d'Asie Mineure vis-à-vis (en face) d’elle, qui s’en servait comme forteresse pour défendre l'accès à son port, et y relégué en séjour obligé les personnes indésirables, comme il devrait probablement être considéré même Jean, car justement il était dans la province d'Asie, à cause de la diffusion du culte de la personnalité de l'empereur, les chrétiens avaient à souffrir davantage à cause de la cruauté de Domitien Titus Flavius.

La mémoire de l'exil de Jean à Pathmos, par directe disposition de l'empereur Domitien, ou (plus probablement), du gouverneur de Milet, remonte à une tradition très ancienne et aussi répandue. Selon cette tradition, l'Apôtre aurait été seize mois à Pathmos, il y a écrit le livre de l'Apocalypse, a détruit le culte de la déesse Artémis, et il a converti les habitants à la foi chrétienne. Puis revint à Éphèse par le décret de l'empereur Nerva, après l'assassinat de Domitien, ou il y aurait composé son Évangile.


"Puisque cette terre aux limites du monde était vide de habitants, le séjour sans bruit, et navires pacifiques jamais amarré là, j'ai brûlé du désir de m'acheter cette petite île», écrivait San Cristodulo, décédé en 1093, et c’est justement à ce Moine ascétique que en 1088 a été donné l'île de Pathmos de la part de l'Empereur byzantin Alexis Comnène (1081-1118), affin que y établisse (selon ses propres termes) "un laboratoire de vertu."
Cent ans plus tard, le monastère avait déjà 150 moines, une riche bibliothèque, diverses propriétés dans les îles voisines et à Crète, les navires commerciaux exonérés de taxes impériales. Ce fus pour résister aux attaques des pirates, Turques, Sarrasins et Normands que le monastère a décidé de se protéger avec les hauts murs qui sont encore visibles.

Après la chute de Constantinople en 1453, à l'aide des impôts pour les Ottomans, l'île de Pathmos accueilli des réfugiés byzantins et a connu une période de prospérité, en raison de la proximité de Crète, devenue une possession vénitienne, où l'activité culturelle était très intense. Les peintres d'icônes, de fresques, les sculpteurs y puisait leurs techniques, et la décoration intérieure du monastère s'enrichit, tandis que les habitants de l'île vivaient de pêche et la construction navale.


Les guerres Turco -vénitienne (1645-1669) ont ouvert, cependant, une grave crise: Pathmos a été accablés par les impôts, le commerce s'est effondré, les mêmes Vénitiens la saccagèrent en 1659. Mais les privilèges ecclésiastique, la protection et les subventions des pays orthodoxe ont assuré la survie du monastère.
Au XVIIIe siècle, l'île a connu une nouvelle période de prospérité et de commerce maritime: les moines, nombreux et influents, ont fondé une école de théologie et de philosophie, l'École de Pathmos. Au moment du premier recensement maintenant connu, datant de 1773, Pathmos avait 2000 âmes, 124 entités spirituelles ", 500 maisons, une quarantaine de moulins et 150 églises.

Au XIXe siècle, Pathmos a contribué à la Guerre d'indépendance grecque contre l'occupation turque, mais est resté dans les mains de la Sublime Porte jusqu'en 1912 lorsque, suite à la guerre italo-turque (mieux connu sous le nom de la guerre de Libye), a été occupé par les Italiens avec tous le Dodécanèse. Ainsi commença le déclin commerciale et, avec ça, l'émigration, jusqu'à ce qu'il soit restituée à la Grèce en 1946.

Le monastère de Saint Jean le Théologien

L'île ne possède pas un aéroport, est accessible uniquement au moyen d'un ferry, mais les liaisons maritimes sont fréquents, et la quasi-totalité des croisières égéennes au départ du port du Pirée font une escale de quelques heure à Pathmos. Le touriste moderne débarque sur le débarcadère de Skala, puis, via le bus, en taxi ou même avec un âne peut grimper le long d'une route moderne jusque au grand village de Chora, avec ses blancs maisons, en forme de cube, même si beaucoup plus suggestive est marcher à pieds tout le long de la route antique, longue quatre ou cinq kilomètres, de laquelle on peut admirer dans toute sa beauté le paysage méditerranéen, constitués uniquement de mer et montagnes.

Une double rangée de cyprès conduit au cyclopéen monastère forteresse de Saint-Jean le Théologien (Hagios Ioannis Theologos) construit au XVIIe siècle, qui domine l'île comme un géant endormi, et que en 2000 il y avait 33 moines; le gris de ses puissants murailles se détache sur la blancheur des maisons et en fait ressortir le caractère de forteresse médiévale. Mais ce n'est pas cela le centre névralgique de Pathmos.

A flanc de colline à proximité du monastère blanc de Aghia Anna (S. Anne), le côte orientale du monastère protége le lieu le plus vénéré de l'île: la grotte où Jean a vécu et a dicté le livre à son fidèle disciple Prochore, selon le compte des Actes apocryphes de Jean (composé vers l'an 180).
On va vous montrer également un semblant de pupitre en roche, qui aurais servi de bureau pour écrire, et une grille moderne protège une pierre qui pourrait avoir servie de coussin à l'Apôtre. Transformé en une petite chapelle décorée avec des icônes, avec deux portes sur le côté, cette grotte doit maintenant apparaître un peu "moins sombre que à l'origine.

    10-monastero Patmos

 Le Monastère de San Jean le Théologue à Pathmos, photo di M. Bono

Le monastère, inséré en 1999 par l'UNESCO dans la liste des patrimoines mondial de l‘Humanité, a été construit sur le site d'un ancien autel d'Artémis, apparemment un reflet du grand culte qui à cette déesse était attribué à Éphèse, une ville qui est distant seulement une demi-journée de navigation. Pour un cas fortuit nous est connu l'épigramme honorifique pour la prêtresse d'Artémis, l’idrofora Vera, datant du deuxième siècle après Jésus-Christ, qui a été gravé sur une pierre réutilisés dans le plancher du monastère.

Le monastère actuel a été construit au XIe siècle, mais rénové et agrandi, au XVe siècle à l'époque de l'invasion turque, puis restauré dans les années soixante-dix du siècle dernier: en dépit des modifications ultérieures, conserve son aspect d'une forteresse médiévale, dont l’originale architecture allie le style orientale et le gothique.

Le rez-de-chaussée est un dédale de cours, de couloirs, et cellules. À la gauche de l'entrée de l'église du monastère, le katholikon du XVIIe siècle. Le narthex, des colonnes non décorée et des ogives arcs brisés soulevées, est couverte de fresques byzantines assez récents, montrant des scènes de la vie des évangélistes et évoquent le Jugement dernier, décisivement dans le thème de l'Apocalypse. Les fresques à l'intérieur de l'église réalisée sur un fond doré parcourent la vie de Saint Jean. 

A l'étage se trouve la bibliothèque, qui contient une collection exceptionnelle de précieux parchemin, papyrus, palimpseste, plus de 3000 volumes imprimés et des milliers de documents d'archives sur l'histoire du monastère, afin de mieux les préserver a été récemment installé la climatisation. Les premières datent de San Cristodulo, mais il y a même une copie incomplète de l'Évangile selon Marc, datant du VIe siècle, peut-être venant du mont Athos, celle-ci a été découverte seulement au moment de la restauration, au cours d'un inventaire. Le Trésor, exposée à côté de la bibliothèque, comprend de nombreux objets précieux, des reliques, des icônes, des mitres de empereurs et de patriarches, peignoirs anciens, pastorale de épiscopaux, croix, calices, et bien plus encore. 

Un escalier mène aux nombreux terrasses pavées de dalles et entourée de merlettes. Placé à différents niveaux, interrompus par des coupoles, sont reliés entre eux par de petits escaliers blancs. De la terrasse de l'ouest, la plus haute dans le monastère, la vue s'étend sur la plupart des soixante Km de côte de Pathmos, une succession de baies, caps, promontoires, des presqu'îles, isthmes et de très petites îles, et bien naturellement sûr la mer Égée: à l'horizon oriental apparaissent les petites îles de Arki, Lipsi, Kalymnos et Leros, vers le nord, Samos et Ikaria, plus loin à l'ouest, Nassos, l'île où Thésée aurais abandonnée Ariane (d’où l’expression italienne ’piantare in asso’) à as »). Il n'est pas surprenant, ayant les yeux dans toutes ces îles et ces côtes, que Jean dans l'Apocalypse aie écrit des vers comme ceux-ci: «6: 14 Le ciel se retira comme un livre qu'on roule; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places».

«16:20 Et toutes les îles s'enfuirent, et les montagnes ne furent pas retrouvées».

 

Pour continuer : (9) Apocalypse: Le Trône et La Cour Céleste

 

                        Apocalypse Expliqué en 26 articles

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