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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:00

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Les Septe Églises d'Asie, dessin de l'auteur du site

         Traduction de l’Italien par Salvatore Comisi

                                http://www.fmboschetto.it/religione/Apocalisse/Apocalisse7.htm 

                                  Apocalypse Expliqué en 26 articles  

Articles 7 Les lettres aux 7 Églises d’Asie

Or, tout de suite, le Christ ordonne à Jean d’écrire des lettres à chaque une des sept églises, qui occupent la première partie de l'Apocalypse (1:9 à 3:22) et de suivre un schéma fixe:

Adresse
présentation de la part de Christ

Dénonciation de la situation dans laquelle se trouve l'Église

Appelle (invitation) à la conversion

Promesse finale

Ces lettres traitent de la situation dans laquelle se trouvait la chrétienté en Asie Proconsulaire Romane, avec leur splendeur et leur misère, et ils représentent donc un conte rendu précieux des problèmes auxquels était confrontée le christianisme naissant. Deux églises, celles de Smyrne et de Philadelphie ne sont digne de louange, deux autres, ceux de Sardes et de Laodicée, ne sont que blâmées, les trois autres, Éphèse, Pergame et Thyatire, sont en partie louées et en partie blâmées.
Les sévères mises en garde adressées aux Églises nous montrer ce qui est plus cher au cœur de l'apôtre Jean: la foi en Dieu et en le Seigneur Jésus en ces Églises est en train de perdre de force, et est menacée par la propagation de doctrines hérétiques; la charité envers Dieu et envers le prochain, caractéristique et signe distinctive d'un chrétien parmi les païens, est en voie de s’étendre comme une bougie; la fermeté de l'espérance chrétienne dans l'avènement du Royaume est devenue vacillante, fatiguée et fragile.

A la fin de chaque épître Jean appelle le chrétien avec le nom de «victorieux», et insiste en montrant la grande récompense que Dieu donne à tous ceux qui ont combattu et gagné, en anticipant le thème des bienheureux en robes blanches (candides) , auxquels il reviendra plus en avant dans le cours du livre.

La première église à laquelle est adressée une lettre est celle d'Éphèse, la ville principale de l'Asie Proconsulaire, dont le port était l'un des principaux de l'Empire romain, mais qui aujourd'hui, seulement les ruines en subsistent. Autour de l'an 50 après JC Saint-Paul y a prêché l'Évangile et fondé une Église (cf. Ac 19); ici, selon la tradition, l'apôtre Jean ces établit son foyer d'habitation permanent avec Marie, la Mère du Christ, qui lui avait été confié par Jésus du haut de la croix .


Son principal problème est la froideur de l'engagement dans l'amour, probablement en raison de la richesse qui circule en cette ville: donc elle a besoin d'une renaissance spirituelle pour obtenir la vie éternelle. Toutefois, il est attribué aux Éphésiens le mérite du refus au sujet des Nicolaïtes, un groupe pas bien connu, sans doute hérétique, présent également à Pergame et par certains exégètes relié à Nicolas un prosélyte d'Antioche, qui est mentionné dans Actes 6:5.

8-rovine Efeso

         Façade de la Bibliothèque de Celso à Ephèse (photo de Anna Galli) 

La deuxième église interpellée est celle de Smyrne, à ce moment-là connue sous le nom de: "L’enchantement de l'Asie", et coïncide désormais avec la turque Izmir sur la côte égéenne, une ville de plus de trois millions d'habitants. Elle est dominée par l'affrontement entre l'Église locale et la "synagogue de Satan" qui est, la communauté juive locale, un fait qui ne devrait certainement pas être rare à l'époque. Christ lui annonce «une tribulation de dix jours», si elle sera fidèles recevra "la couronne de vie."

La troisième lettre est adressée à l'Eglise de Pergame, 100 km au nord d'Izmir (Smyrne), très important dans l’antiquité parce que capitale du royaume hellénistique des Attalides, ce furent, en tant que alliés de Rome, à appeler à leur aide la Ville Éternelle contre les prétentions d'Antiochus III le Grand, en donnant ainsi le commencement de l'expansion romain en Orient. Cette ville était célèbre pour son grand temple dédié à Zeus, et c'est pour cela que le Christ a attaqué avec les mots "je sais que tu habite là où Satan a son trône" (2:13).

En suivant un lais motif constant en toute l’oeuvre, en ce qui concerne les martyrs, la lettre cite Antipas, qui a été exécuté pour son témoignage, et pris comme un exemple à imiter pour tous les citoyens de la ville de Pergame, cependant par la suite, reproche à l'Église l'acquiescement contre les doctrines hérétiques, comme les Nicolaïtes déjà mentionné juste au-dessus, et nommé à notre connaissance que dans l'Apocalypse, les "adeptes de la doctrine de Balaam» (2:14).

Même de ceux-ci nous ne en savons rien; Balaam était un magicien convoqué par Balak, roi de Moab, pour maudire le peuple d'Israël qui était à proximité de ses frontières, selon le récit des Nombres 22-24. L'Ancien Testament (Nombres 31:16) nous décrit Balaam comme le responsable de l'infidélité du Peuple élu aux Dix Commandements, et même le Nouveau Testament, le prend comme exemple décisivement négative (2 Pierre 2:15 et Jude 11), on peut alors avancer l'hypothèse que ces hérétiques admettaient la participation des chrétiens dans les fêtes païennes, et peut-être même à la prostitution sacrée, assez répandu dans l'Est. 

Seulement en s'éloignant de ces perversions, l'Église de Pergame pourra obtenir de Jésus la manne, symbole de l'abondance de la grâce divine, et une pierre blanche, signe de reconnaissance pour les justes (c’est un autre thème que nous verrons réapparaître plus tard dans le texte), en référence au fait que les Romains sur le calendrier avais l’habitude de indiquent les jours festives avec une pierre blanche et avec une pierre noire les jours sinistre.

La quatrième lettre est pour l'église de Thyatire, une petite ville située entre Pergame et Sardes, et est critiqué (réprimandée) parce que « 20 Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles ».

Bien sûr, il s‘agit d‘une fausse prophétesse, caché dans le texte derrière le nom de la reine d'Israël, qui a tenté de imposer à son peuple le culte d'adoration idolâtre de Baal (1 Rois 16, 31), à qui a été donné le temps de se repentir, mais, parce qu'elle refuse de le faire, sur elle et ses disciples dans Thyatire s'épaissit l'ombre d'un châtiment sévère.     

imagesCA363IXIJeanPatmos

      L’Apôtre Jean, en Pathmos écrit l’Apocalypse que le Christ lui révèle 

 

Par contre ceux qui restent fermes dans la foi seront récompensés par la participation au pouvoir de la royauté du Christ, c’est une anticipation du thème de Apocalypse chapitre 20, et qui ici est illustré avec les paroles du Psaume 2:8-9: «8 Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, Les extrémités de la terre pour possession;
9 Tu les briseras avec une verge de fer, Tu les briseras comme le vase d'un potier».

Suit la cinquième lettre à l'Église de Sardes,  la capitale du Royaume de Lydie déjà avant l'avènement de l'Empire perse (le légendaire roi Crésus régnait à partir d'ici), positionnée à 80 kilomètres au sud-est de Thyatire. A elle, le Christ se présente comme «Celui qui tient les sept esprits de Dieu et les sept étoiles" (3:1), c'est à dire la seigneurie pleine et absolue sur l'univers et l'Église universelle, réparties sur toute la terre (c’est le symbolisme habituel du numéro sept ).


Le jugement est très clair: "Tu crois être vivant, mais tu es mort." Le Seigneur menace de venir "comme un voleur," en l'heure au moment dans lequel moins on l‘attente, en utilisant une image bien connue évangélique, mais comme d'habitude les Justes seront préservés et obtiendrons en échange de leur loyauté une robe blanche, symbole de leur la pureté repris dans le chapitre 7 de l'Apocalypse, et verront leurs noms inscrits "dans le Livre de Vie", l'image tirée du Livre des Psaumes (69:29) qui sera repris plus tard en plusieurs étapes (13:8, 17:8; 20:12:15, 21:27), et aussi par de nombreux mystiques chrétiens. Cela est cité aussi par Thomas de Celano dans sa célèbre Dies Irae, à qui nous consacrerons plus d'espace à la fin de l'hypertexte:

«Liber scriptus proferetur,

devant le tribunal totum continetur,

unde mundus iudicetur »

[Il sera montré le livre écrit

dans lequel est contenu l'ensemble,

avec laquelle le monde sera jugé]


La sixième lettre est adressée à Philadelphie , à 60 kilomètres au sud-est de Sardes, qui doit son nom au roi Attale II Philadelphe, en s’aspirant à son nom le quaker William Penn (1644-1718) a fondé en 1681 la ville américaine de Philadelphie, en Pennsylvanie, la sixième ville des États-Unis par la population. Christ se présente comme "alethinos", qui signifie «le Véridique» et que Il Est «Celui qui a la clef de David, quand il ouvre nul ne fermera, et quand Il ferme personne n'ouvre» (3:7), c'est à dire celui qui a en main le pouvoir absolu sur la Jérusalem céleste, en référence à Isaïe 22:22 et les «clefs du Royaume des cieux» (Matthieu 16:19).

A Philadelphie, est ouverte une porte que personne ne peut fermer, celle du Royaume des Cieux, signe de l’œuvre missionnaire de cette Église dans la région environnante: Une attention particulière est réservée à ceux qui restent fidèles, et il sera comme "un pilier dans le temple de mon Dieu» (3:12), symbole de stabilité éternel et donc de béatitudes que nul ne peut jamais lui prendre.


Si l'Église de Philadelphie est seulement loué, très différent, c'est le ton de la septième et dernière lettre, selon beaucoup, la plus belle et passionnée de toutes, adressée à la chrétienté de Laodicée, une ville pas très grande mais très riche, toute prise par les activité industriels et commercial : une ville débordante de banques, de industries textiles et célèbres dans le monde romain pour ses usines de collyre (gouttes ophtalmiques) et pour son école médicale ophtalmologique. 

L'Église de Laodicée, toute prise par son bien-être économique, semble ignorer sa propre pauvreté spirituelle, ce qui la rend indigne et amorphe, et ainsi le Christ, qui se défini lui-même "l'Amen", c. à d. « la Vérité », la Vérité absolue qui ignore les compromis, et "le Principe de la création de Dieu "(cf. Jean 1:3), il éclate:  15 Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant!

16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

17 Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,

18 je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. 

Ces trois conseils ne sont certainement pas aléatoire, mais se réfèrent à la situation économique réelle de la ville. Centre du commerce et de la richesse, Laodicée doit quitter le vil or matériel pour découvrir l'or véritable qui sauve; vivant dans un centre textile très célèbre, l’Église doit se vêtir en robes blanches, siège d’une célèbre école de l'ophtalmologie, doit purifier la vue non pas avec le collyre produit dans ses usines, mais avec un collyre spirituels, qui peut lui permettre de voire l'état de désolation où elle se trouve. Il est devenu proverbial depuis des siècles l'image puissante qui ferme la lettre:

«20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.) Apocalypse 3 : 20 


Simone de Beauvoir (1908-1986), la célèbre écrivaine français compagne de Jean-Paul Sartre, une fois a déclaré qu'elle souvent avais attendu à ce que Dieu ouvre la porte de sa maison et qu’Il soit entré, mais il ne l'avait jamais fait. Ces mots de Apocalypse 3:20 sont une réponse claire à son attitude, elle aurait dû ouvrir la porte tout d'abord et laisser entrer Celui qui a dit: «Apocalypse 3:

19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. » Ces paroles sont une réponse claire à son attitude: elle aurais dû elle-même, avant tout, ouvrir la porte et laisser entrer Celui qui as dit: Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. », c’est une claire réponse au dilemme de la souffrance innocent, qui a empêché bon nombre de ces existentialistes modernes de découvrir la lumière de la Foi.

Pour continuer:  

8) Apocalypse: L'île di Pathmos et son Monastère 

               Apocalypse Expliqué en 26 articles  

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