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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 21:21

                        (25) Apocalypse: Le Nouveau Eden, La fin du temps ? dans religion Apocaliosse19

                         Traduction de l’Italien par Salvatore Comisi

             http://www.fmboschetto.it/religione/Apocalisse/Apocalisse7.htm

                         Apocalypse Expliqué en 26 articles  

Le Nouveau Eden 

La description atteint son point culminant lors de la description du bonheur des béats, en utilisant une longue citation du chapitre 60 d’Isaïe qui nous montre le cortège des saints, qui marchent vers leur Dieu:

Apocalypse 21:22-27 «22 Je ne vis point de temple dans la ville; car le Seigneur Dieu tout puissant est son temple, ainsi que l’agneau. 
23 La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau.

24 Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire.

25 Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit. 
26 On y apportera la gloire et l’honneur des nations.

27 Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge; il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau. »

Une découverte surprenante qui laisse surpris le même Jean, c’est que dans la Nouvelle Jérusalem il n’y a plus de temples. En effet, Dieu Lui même et le Christ, l’Agneau immolé, ils sont le temple vivant, parce que maintenant il n’y as plus besoin de médiation entre Dieu et l’homme, et les sauves peuvent contempler directement dans le visage leur Seigneur, avec qui sont en pleine communion pour toujours. De même ont disparu: le soleil, la lune, les étoiles et tous les luminaires créés par YHWH dans le Quatrième Jour, cédant la place à la lumière écrasante de la Majesté divine.

Vient ensuite une description bucolique de la Nouvelle Patrie Céleste, qui a étroitement inspiré des centaines d’artistes, y compris Fra Angelico qui l’a représenté sur le côté gauche de son Jugement Universel, comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent:

Apocalypse 22:1-5 « 1. Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. 
2 Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. 
3 Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront et verront sa face, 
4 et son nom sera sur leurs fronts.

5 Il n’y aura plus de nuit; et ils n’auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles. » 

Évidemment, ce portrait est calquée sur celui du Jardin d’Eden (le Paradis Céleste) décrit dans le chapitre 2 de la Genèse, avec l’image du fleuve et, au verset 14, de l’Arbre de Vie:

Genèse 2:8-10 «  8. Puis l’Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé.

9 L’Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

10 Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. » 

Le fleuve de la Jérusalem Céleste ne se divise plus, parce que toute l’humanité rachetée et rassemblés autour du trône de l’Agneau. 

L’Arbre de la Vie est une allusion évidente à l’arbre d’Eden, planté au début de l’Histoire du Salut, dont le sens est clair: les Bienheureux ont à disposition la source même de la Vie, et donc ne mourrons jamais et ils ne serons plus sujets au cyclique devenir de notre monde fait de matière.

«A’ coté de l’Arbre de Vie», argumente à ce propos Pietro Citati, «dans l’ancien jardin d’Eden il y avait l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, duquel a dérivé la division du monde en deux sphères opposées: le bien et le mal, le sacré et le profane, pur et impur, permis et interdit, la vie et la mort, divin et démoniaque, le Livre blanc de la Grâce et du Rite et le livre rouge du Péché et de la Vengeance.

Dans le Nouveau Eden est resté seul l’Arbre de la Vie. Au lieu d’être divisé en des contraires, l’Essence de Dieu est maintenant entière complète et non divisible: Ses deux faces se sont fusionnés au-dessus du Bien et du Mal, comme les couleurs antithétiques se sont réunifiés dans l’unité de la Lumière. »

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La Jerusalemme Céleste, 1000 Ap. JC., de une Apocalypse
conservée à la Staatsbibliothek di Bamberga, Allemagne

                                  La fin des temps?

A’ noter que l’arbre porte douze récoltes par an, une par mois, revient l’interminable symbolisme du nombre douze dans cette dernière partie de l’Apocalypse. Cette foule de symboles pris du premier livre de la Bible nous dit que le Péché Primordiale avait détruit la communion entre Dieu et l’homme qui était dans la conception originale du Seigneur, mais dans le Paradis Céleste tel unité est rétabli, et le salut des l’univers tout entier est assurée pour toujours. En même temps, dans la composition de ce période Jean est influencé par le portrait idéale de la Terre Promise qui nous présente Ézéchiel dans le chapitre 47 de son livre prophétique:

Ézéchiel 47:1-2 «1. Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l’eau sortait sous le seuil de la maison, à l’orient, car la face de la maison était à l’orient; l’eau descendait sous le côté droit de la maison, au midi de l’autel. 2 Il me conduisit par le chemin de la porte septentrionale, et il me fit faire le tour par dehors jusqu’à l’extérieur de la porte orientale. Et voici, l’eau coulait du côté droit.»

Ézéchiel 47:5-7 «5 Il mesura encore mille coudées; c’était un torrent que je ne pouvais traverser, car l’eau était si profonde qu’il fallait y nager; c’était un torrent qu’on ne pouvait traverser. 6 Il me dit: As-tu vu, fils de l’homme? Et il me ramena au bord du torrent. 

Encore une fois le message est clair: sur Terre, dans le cours de l’histoire humaine, nous ne sommes pas chez nous, mais nous sommes des exilés dans ce que CS Lewis, l’auteur de « Chroniques de Narnia », appelait avec un terme très significative « La terre des ombres ». Nous sommes comme Moïse qui traverse le désert directe à la patrie promise, et comme les exilés à Babylone, qui attendent de retourner à leurs terre natale et de reconstruire le Temple. Ainsi a écrit à ce propos le théologien Ugo Vanni:

«Toutes les promesses de Dieu de l’Ancien Testament sont ici réalises au-delà de toute imagination. À ce stade, le lecteur non seulement sais, mais il sent et perçoit de l’intérieur que la Nouvelle Jérusalem est vraiment sa ville: pour cela vaut la peine de traverser le gué de l’insécurité, de la souffrance et de la lourde lutte contre le mal, de surmonter les tentations insidieuse des Babylones dispersés à travers l’histoire pour y parvenir à la rejoindre. Conscient depuis le début de la lecture -écoute de l’Apocalypse que le nom de Jérusalem est écrit sur son front, découvre maintenant avec joie et émotion de la porter dans le cœur. »

 

Pourtant, Pietro Citati a encore quelque chose à nous dire à ce propos :

« Si ni le soleil ni la lune mesurent les jours, s’il n’y a pas de nuit, si l’homme vit en Dieu, si la lumière domine sans obstacles et sens arrêt, nous pouvons croire que le Temps a cessé d’exister. Il nous semble que le Vieux Tyran ai cessé à jamais de battre ses coups régulières et sinistres. Et pourtant, ce n’est pas cela. Il y a encore des mois: des fruits viennent à mûrir, et des nations des roi, qui n’appartenait pas à la ville cubique, entrerons des portes toujours ouverts de la Jérusalem Céleste.

Donc, des choses se passent: reste ouvert le futur: le mouvement de l’histoire n’est pas terminée, il n’y a pas de dernière page, pas d’arrêt définitif, pas d’objectif atteint pour toujours. Peut-être nous sommes arrivés à l’endroit secret où l’éternel et le temps sont en coïncidence. Le Temps, une fois si oppressif, a accepté le rythme extatique de l’infini, tandis que l’éternel au lieu de se cristalliser en un point immobile, bouge et se déplace sans fin, comme la rivière d’eau qui découle du trône, comme la source «d’eau jaillissant en vie éternelle,»

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Jean à Pathmos               

C’est moi Jean

Le plus suggestive livre biblique va vers son épilogue, construit grâce à un dialogue entre Jean et l’ange qui l’a guidé jusqu’à la dernière vision. Ce dernier, parlant comme s’il incarnait Christ lui même, comme cela est arrivé à Moïse et à l’Ange du buisson ardent, annonce comme imminente sa venue glorieuse, selon la conviction qui était propre des premiers siècles chrétiens:

Apocalypse 22:6-8 « 6. Et il me dit: Ces paroles sont certaines et véritables; et le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt. - 
7 Et voici, je viens bientôt. -Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre! »

Tout de suite après Jean s’adresse au lecteur directement:

« 8 C’est moi Jean, qui ai entendu et vu ces choses. Et quand j’eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer. »

Cela rappelle irrésistiblement un passage de l’Évangile de Jean, ce qui confirme l’hypothèse de l’identification entre les deux œuvres extraordinaires des auteurs:

Jean 21:24 « 24 C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai. » 

Et voila que Jean, comme nous l’avons déjà vu faire dans le chapitre 19,

s’agenouille devant l’Ange, puisque le Christ lui-même avait parlé par sa bouche, mais la réaction de l’esprit est toujours le même:

Apocalypse 22:9 «9 Mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. » 

Suive l’invitation de divulguer le plus possible les visions vu, même à ceux qui rejetteront le message (il semble presque entendre l’écho de la parabole évangélique du semeur):

Apocalypse 22:10-11 «10 Et il me dit: Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre. Car le temps est proche. 11 Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore.»  

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La Jerusalemme Céleste, XIV siècle, miniature de l’Apocalypse di Cloister

Nous sommes maintenant aux dernières lignes: Pour les lire avec moi, cliquez ci-dessous. 

(26) Apocalypse: L’Alfa e l’Omega, Les derniers temps  

                    Apocalypse Expliqué en 26 articles 

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