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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 09:32

La défaite de l’ennemi, Le Royaume des Mille Ans, Gog e Magog

                      (23) Apocalypse: Le Royaume des Mille Ans, Gog e Magog dans religion ApoArmagedon

                        Armaguedon

                   Traduction de l’Italien par Salvatore Comisi

                    Apocalypse Expliqué en 26 articles  

                                             

La défaite de l’ennemi

Si cette page de l’Apocalypse contenait seulement la description de la défaite et de la malédiction éternelle du Dragon, ceci ne présenterait aucune difficulté à nous les lecteurs. Au lieu de cela, le chapitre 20 du livre est probablement le plus difficile de tous, comme nous le verrons, en raison du mystère des Mille Ans qu’il contient.

Tout d’abord, nous retrouvons trois fois (20:1.4.11) le verbe «voir» comme arrivé dans le chapitre précédent, signe du fait que devant les yeux il se présente à nous un nouveau triptyque symbolique. Et voici la première vision:

Apocalypse 201-6 «1. Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. 2 Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. 3 Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps. 4 Et je vis des trônes; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main.

Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. 5 Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est la première résurrection. 6 Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.» 

Apocaliosse14 dans religion

La « clef de l’abîme » mentionnés ici se réfère à la « clé du puits de l’abîme » qui a été donné à l’étoile Absinthe dans Apocalypse 9:1. La clé est un symbole du pouvoir décisionnel: dans la Bible, avoir possession de la clé de quelque chose signifie en être le patron, comme en témoigne ce passage d’Esaïe 22:22: « 22 Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David: Quand il ouvrira, nul ne fermera; Quand il fermera, nul n’ouvrira. »  (à cette époque les clés étaient de grands bâtons de bois et on les portait posée sur l’épaule, comme un fusille ou une hache), et dans ce passage fameux Évangile:

Matthieu 16:18-19 « 18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. 19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »

Cependant, dès le début de l’Apocalypse, le premier, le dernier et le vivant avait dit à Jean: « J’étais mort mais maintenant je suis vivant pour toujours et j’ai les clefs de la mort et de l’Hadès « (Apocalypse 1:18)

Comme on le voit, seul le Christ peut disposer de l’Abîme, évidemment conçu comme un lieu de punition éternelle, en d’autres termes, Lui seul a le Pouvoir Judiciaire suprême sur l’humanité. Le Dragon, qui est ici identifié avec le Serpent de l’Eden et avec le suprême adversaire de Dieu (peut-être l’explication est du copiste méticuleux, qui ne voulait pas de malentendu), est enchaîné pour mille ans.

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Dies Irae, spectaculaire peinture de rue par l’anglai Julian Beever

Le Royaume de mille ans

Ce chiffre, peut-être le plus mystérieux de tous l’Apocalypse, a donné lieu, en vingt siècles d’exégèse, aux interprétations les plus variées. Depuis la plus haute antiquité chrétienne, ce texte a été interprété de façon littérale, donnant lieu à la hérésie

millénariste ou chiliasta (du grec chilioi, «mille»), depuis toujours condamné par l’Église catholique: selon ses partisans avant la fin de l’histoire humaine s’établira un règne de Christ sur la terre, d’une durée de mille ans, sans que le diable puisse faire rage contre elle, comme elle l’a fait dans les siècles précédents.

 

Voilà comment est née la tradition du «mille et non plus mille ! », Selon laquelle à l’accomplissement du premier millénaire chrétien verrait le retour du Christ sur Terre. Cette opinion selon laquelle toute la population de l’Europe le 31 Décembre 999 a été tellement secouée et frappé par la peur {(Note du traducteur) que pour se racheter faisait donation à l’église des biens qui possédais en la faisant énormément plus riche de ce qu‘elle était.} Désormais n’est plus rien qu’une légende:

Les millénaristes furent toujours une minorité au sein du christianisme, et si ils avaient un certain écho, c’est juste parce que leur grands prédicateurs crient fort leurs slogans dans les places (on sais que qui crie plus fort est souvent cru), et parce que l’esprit humain c’est toujours faite subjectiver par les chiffres ronds comme les multiples de 1000.

En fait, le 1 Janvier de l’an mil, la vie continuait comme avant, sans surprises ou des déceptions; mais les Khlysts ont trouvé tout de suite une réponse à ceux qui les prenait en dérision en disant qu’ils avait mal fait leurs calculés, parce qu’ils ont déclaré que les mille ans n’aurais pas du compter à partir de la naissance de Christ, mais d’autres événements, à partir de sa mort et sa résurrection.

Évidemment, le 1033 a été dépassée aussi sans trop de secousses, mais les millénaristes n’ont jamais jeté l’éponge, et en fait dans le déjà cité « Le Nom de la Rose » d’Umberto Eco en apparaîtra un qui annonce la fin du monde pour le millième anniversaire de la prétendue «donation de Constantin, » justement pour 1327 date dans laquelle le roman se déroule.

 

Encore, dans ces dernières années, il a été répéter « deux mille pas plus de deux mille! », Et certaines personnes ont été ravis à la nouvelles des l’attaque contre les Twin Towers le 11 Septembre 2001, en prenant l’espoir sur le fait que les trompettes de l’Apocalypse étaient à sonner. Mais le ciel a renvoyé une fois de plus à une date ultérieure.

Ainsi comme ont été frustrés toutes les prédictions des Témoins de Jéhovah, les héritiers dans une certaine mesure de l’Chiliasme médiévale, qui, depuis un siècle désormais ils fixent des dates présumés « certaine » de la fin du monde, sauf se débarrasser de toutes traces de prévisions une fois cette date passée. Pour tous ces adorateurs du nombre mille il faut rappeler les paroles significatives de Jésus-Christ:

Marc 13:31-32 « 31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.32 Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul.»

En y réfléchissant bien sûrement 1000 est un autre nombre symbolique, comme 666 et 144 000, et en effet, de ce point de vue est le plus facile à reconnaître, étant 1.000 la troisième puissance de 10 et soit 10 que 3 sont considérés nombres parfaits. Il s’agit donc d’un temps, accompli parfait, absolument complet: on peut supposer que dans ce nombre Jean a l’intention de renfermer la vie même de l’Église militante, qui est, l’histoire terrestre de la communauté renouvelée par la résurrection du Christ, qui aura toujours la victoire sur le péché et les Forces du Mal.

Un autre problème majeur présent dans ce chapitre 20 est le concept de la première résurrection. Selon la plupart des commentateurs, celle-ci il faut le comprendre comme le baptême, comme la Vie Nouvelle reçue du Christ, qui comporte le vivre et le régner avec Lui. Sur cette vie a le pouvoir la «première mort», c’est -à- dire celle du corps, mais pas la «seconde mort», celle spirituel, à savoir la condamnation éternelle et la privation de la joie de la communion avec Dieu.

 

À ce passage c’est clairement inspiré saint François d’Assise (1182-1226), dans ce passage célèbre de son Cantique des Créatures:

 

« Laudato sì, mi Signore, per sora nostra Morte corporale,

da la quale nullu homo vivente pò skappare:

guai a quelli ke morrano ne le peccata mortali;

beati quelli ke trovarà ne le Tue sanctissime voluntati,

ka la morte secunda no ‘l farrà male. »

 

«Loué soit mon Seigneur, pour notre sœur la mort corporelle,

de la quelle nul homme vivant ne peut échapper:

malheur à ceux qui meurent en péché mortel;

Heureux sont ceux qui trouverons dans Tes sainte volonté,

parce que la mort seconde ne lui fera pas de mal. »

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Gog et Magog 

Le verset 20:7 indique au contraire la fin du temps historique de l’Église, et le début du récit de l’histoire des derniers temps avec la bataille finale entre le Bien et le Mal:

Apocalypse 20:7-10 «  7 Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison. 8 Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre; leur nombre est comme le sable de la mer. 9 Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel, et les dévora. 10 Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles. 

 

La bataille eschatologique, le « Crépuscule des Dieux » pour le dire avec les mots de la mythologie scandinave, est racontée en peu, mais efficace, paroles, semblables à coups de ciseau d’un génie de la sculpture sur un bloc de marbre. Pour l’illustrer, Jean utilise des images prises à partir du chapitre 38 d’Ézéchiel, qui parle d’une immense coalition de nations qui font la guerre au peuple d’Israël:

Ézéchiel 38:1-6 « 1. La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots: 2 Fils de l’homme, tourne ta face vers Gog, au pays de Magog, Vers le prince de Rosch, de Méschec et de Tubal, Et prophétise contre lui! 3 Tu diras: Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Voici, j’en veux à toi, Gog, Prince de Rosch, de Méschec et de Tubal! 4 Je t’entraînerai, et je mettrai une boucle à tes mâchoires; Je te ferai sortir, toi et toute ton armée, Chevaux et cavaliers, Tous vêtus magnifiquement, Troupe nombreuse portant le grand et le petit bouclier, Tous maniant l’épée; 5 Et avec eux ceux de Perse, d’Éthiopie et de Puth, Tous portant le bouclier et le casque; 6 Gomer et toutes ses troupes, La maison de Togarma, A l’extrémité du septentrion, Et toutes ses troupes, Peuples nombreux qui sont avec toi. » 

Ézéchiel 38:14-16 « 14. C’est pourquoi prophétise, fils de l’homme, et dis à Gog: Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Oui, le jour où mon peuple d’Israël vivra en sécurité, Tu le sauras. 15 Alors tu partiras de ton pays, des extrémités du septentrion, Toi et de nombreux peuples avec toi, Tous montés sur des chevaux, Une grande multitude, une armée puissante. 16 Tu t’avanceras contre mon peuple d’Israël, Comme une nuée qui va couvrir le pays. Dans la suite des jours, je te ferai marcher contre mon pays, Afin que les nations me connaissent, Quand je serai sanctifié par toi sous leurs yeux, ô Gog!»

Comme on peut le voir, même sur cette page on trouve les noms des deux personnages appariés, Gog et Magog, qui au fil des siècles ont suggestionne les croyants, poussés à les identifier, de temps en temps avec Alaric, Attila, Alboin, Gengis Khan, les Turcs ottomans, Staline, somme tout généralement de courte durée avec des ennemis puissants du Christ et l’Église, qui viennent armés jusqu’aux dents du fond du cœur de l’Asie. Mais qui étaient-ils?

Le mot Magog est mentionné pour la première fois dans le chapitre 10 de la Genèse, dans celle que l’on appelle la table des Nations, pour laquelle je me réfère à mon Hypertexte de Genèse 1-11. Ce chapitre répertorie tous les peuples connus par l’auteur biblique du VIe siècle avant J.-C., en les identifiant avec leurs fondateurs éponymes, les enfants ou petits-enfants des trois fils de Noé: Sem, Cham et Japhet. Gog n’est pas mentionné dans le tableau, mais Magog, oui, entre les fils de Japhet, conjointement avec Méschec, Tubal, Gomer et Togarmale fils de celui-ci:

« Les fils de Japhet: Gomer, Magog, Madai, Javan, Tubal, Méschec et Tiras. Les fils de Gomer: Ashkenaz, Rifat et Togarma. » (Genèse 10:2-3).

Étant donné que à chaque nom de la table correspond un peuple ancien, il est évident que cela devrait aussi s’appliquer à notre Magog. Certains chercheurs ont suggéré l’hypothèse qu’il s’agirait d’un peuple appelé Sahi, vivent à l’ouest de l’Arménie, connu des Grecs sous le nom de Saci: il s’agit au faits d’une population semblable aux Scythes, dont les princes portait souvent le nom de Gag (Gagu dans les inscriptions assyriennes). Mat -Gagu en assyrien signifierait «Pays des Gagu », à partir du quelle il pourrait expliquer à la fois soit la signification de Gog que celui de Magog.

 

Les chroniques assyriennes font explicitement référence à Méschec et de Tubal, en indiquant ces deux peuples indo-européens avec le nom de Mushki et Tabal: comme les Allemands pour l’Empire romain, les deux représentait une menace permanente pour l’empire assyrien, qui a dépensé beaucoup d’énergies pour les chasser dehors de leurs domaines, et même à les chasser jusqu’à vers le bas sur la côte de la mer Noire. Les royaumes de Phrygie et de la Cilicie, en Asie Mineure ont probablement été fondée par eux, mais leur patrie d’origine, comme pour tous les Indo-européenne, se trouve au-delà du Caucase.

Par conséquent, il n’est pas du tout risqué d’identifier la région de Magog avec les steppes russes et ukrainiens: ce n’est pas un hasard si Ézéchiel 38:15 met leur patrie « aux extrêmes confins du nord. » Pour les autres peuples qui composent cette coalition malheureuse et diabolique Gomer est identifié avec les Cimmériens, un peuple d’au-delà du Caucase mentionnés dans les chroniques assyriennes avec le nom de Gimirrai, que, dans le VIIe siècle avant J.-C. envahi l’Asie Mineure, en détruisant le royaume des Mushki. Togarma, un autre allié de Gog, est également présent en tant que Tilgarimmu dans les inscriptions assyriens et Tegarama dans celle hittite, et doivent être identifiés avec les ancêtres des Arméniens.

De la Horde entrevu par Ézéchiel il comprennent alors tous les peuples les plus éloignés, et donc considérés comme des monstres féroces et sanguinaires assoiffé de sang et de butin, y compris les Perses, les Éthiopiens, et même les habitants de Put, nom que les anciens Égyptiens ont donné à la Corne de l’Afrique, l’extrême avant-poste vers le sud atteint par les navires des pharaons. Dans tous les cas, la liste d’Ézéchiel, ensuite condensée par Jean dans les seul noms de Gog et Magog, entent indiquer toutes les grandes puissances païens et ennemi du peuple de Dieu,qui se donnerons rendez-vous pour tenter d’empêcher la victoire de l’Agneau, un peu « comme une coalition meurtrière composée de Ramsès II, Alexandre le Grand, Jules César, Gengis Khan, Napoléon et Hitler!

Selon certains chercheurs, cependant, en Gog il faudrait identifier Gygès Gog, roi de Lydie entre 716 et 678 avant JC et fondateur de la dynastie des Mermnadi. Selon la légende, il avait un anneau que lui avait donné Zeus, qui lui permettais de devenir invisible. Il a déplacé sa capitale Lida à Sardes, qui était d’ailleurs l’une des sept églises d’Asie, ce qui contribue à l’identification.

 

Pour continuer, il vous est proposé de, cliquez ci-dessous et accédez à la page suivante. Bonne lecture!

(24) Apocalypse: Le Jugement Finale, La dernière Bataille  

                              Apocalypse Expliqué en 26 articles

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