Dans la plupart de ses lettres, Paul introduit son message en s’adressant aux saints fréquentant l’église qui fait l’objet de son attention. Et quand il conclut ses lettres, il prend soin de souligner toute l’importance pour les saints de se conduire de manière exemplaire, d’une manière sainte. Car notre sainteté est en étroite relation avec la sainteté de Dieu.

 

Lorsque Paul emploie le terme ‘saints’, ce n’est pas simplement dans le but de montrer que le croyant se trouve dans une position spirituelle privilégiée qu’on appelle la ‘sainteté’. Il veut aussi nous faire comprendre que la conduite du disciple, du saint, doit nécessairement s’harmoniser avec la sainteté de Dieu puisque notre sainteté découle de celle de Dieu. C’est pourquoi Paul répète constamment que le croyant doit mener une vie qui soit digne de son appel à la sainteté.

 

On ne peut pas séparer la sainteté de Dieu et la pureté morale qui doit apparaître dans la vie de ceux qui sont appelés ‘saints’ dans la Parole de Dieu. Car toute cette notion biblique de sainteté met l’accent non seulement sur la qualité de notre relation avec Dieu, mais aussi sur la qualité morale et spirituelle de notre conduite vis-à-vis des autres.

 

      

L’idée de la sainteté implique toujours une relation harmonieuse avec Dieu dont l’expression se manifeste immanquablement au niveau de notre conduite. L’apôtre Pierre le dit clairement en l’espace de quelques mots. En 1Pierre 1.15, il écrit, …de même que celui qui vous a appelés est saint (Dieu est saint), vous aussi devenez saints dans toute votre conduite.

     

Et Pierre nous révèle le fondement de cette déclaration. Verset 16 : Puisqu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint. Cette citation tirée du Lévitique nous donne la base de notre sainteté. Nous sommes saints parce que Dieu, notre Seigneur, est saint.

      

( 3 ) Disciple et sainteté dans l’Ancien Testament

   

Mentionnons un dernier point avant de conclure cette leçon. Paul démontrait une connaissance impeccable de l’AT. Et il savait parfaitement que le mot ‘saint’ est souvent utilisé dans les livres de l’AT. Je ne serais pas surpris que Paul, avec la perspicacité spirituelle qu’on lui connaît, ait fait l’observation suivante.  

      

Chaque fois qu’on retrouve le mot ‘saint’, on remarque que c’est souvent relié avec l’idée de suivre Dieu, comme un disciple doit suivre son maître. Nous avons un très bel exemple de cela en Jérémie 2.2-3. Laissez-moi vous lire ce passage de l’AT afin que vous puissiez vérifier par vous-mêmes le lien entre la sainteté et le disciple. Jérémie 2.2-3. Dans ce passage, Dieu demande au prophète Jérémie d’aller annoncer un message à la population de Jérusalem.

   

Jérémie 2.2. Va et crie aux oreilles de Jérusalem, et dis : Ainsi a dit l’Éternel : Il me souvient à ton égard de l’affection de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles, quand tu me suivais au désert (on retrouve ici l’idée du disciple qui suit son maître), dans une terre qu’on n’ensemence point.

 

3 Israël était une chose sainte à l’Éternel; il était les prémices de son revenu. Tous ceux qui le dévoraient étaient coupables; il leur en arrivait du mal, dit l’Éternel.

 

Israël était une chose sainte à l’Éternel. Voyez-vous cette association entre le disciple et la sainteté? En ce temps-là, Israël était un disciple de Dieu car la nation suivait l’Éternel dans le désert. Et parce qu’ils suivaient Dieu dans le désert, Israël était saint à l’Éternel. Israël était une part sainte pour Dieu.

 

Je suis convaincu que Paul a remarqué cette interrelation dans l’AT. Au niveau du NT, l’idée de suivre Dieu devient beaucoup plus spirituelle et morale. Il ne s’agit plus de marcher physiquement derrière Dieu. Les lettres de Paul insistent surtout sur notre responsabilité de suivre Dieu par une conduite pure, exempte de toute iniquité. En faisant cela, nous marchons dans la sainteté.

 

( 4 ) Mis à part pour Dieu  

 

Dans la leçon d’aujourd’hui, j’avais comme objectif de vous présenter la perspective de Paul concernant cette notion d’être un disciple du Christ. Cela nous a conduit à explorer le sujet de la sainteté, particulièrement sur le plan du lien qui existe entre notre sainteté et celle de Dieu.

 

 

C’est d’ailleurs un aspect prédominant dans la pensée de Paul. L’apôtre Paul n’utilise pas le mot ‘disciple’. Dans ses lettres, Paul appelle le vrai croyant par le terme ‘saint’.

Le chrétien est un saint. Car dans l’esprit de Paul, on ne peut pas être un chrétien authentique sans mener une vie sainte, consacrée à un Dieu qui est saint.

En dépit de toute la théologie qui accompagne le sujet de la sainteté, c’est en faisant l’expérience spirituelle de Dieu que nous pourrons commencer à la comprendre véritablement.

 

La glorieuse sainteté de Dieu se révèle à nous dans un rendez-vous divin. C’était le cas pour Paul, pour Moïse, pour Ézéchiel. Personne ne reste indifférent lors d’une telle rencontre avec Dieu. Elle laisse toujours une marque permanente dans le cœur du disciple qui, désormais, ne peut plus s’empêcher d’être absorbé par la sainteté de Dieu dans sa marche avec son Maître.

 

POUR EN SAVOIR PLUS LISEZ TOUS LES 4 ARTICLES

 

APPELÉS À ÊTRE SAINTS Matthieu 4.18-22

 

Les deux facettes de la sainteté

 

( 1 ) Dieu est saint : de l’Ancien Testament au Nouveau Testament.

 

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