Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 11:45
                                                     (19) Apocalypse: La chute de Babylone, Le symbolisme de la Bête dans religion DragoAnticristo2

                      Traduction de l’Italien par Salvatore Comisi

     http://www.fmboschetto.it/religione/Apocalisse/Apocalisse7.htm

                            Apocalypse Expliqué en 26 articles  

                                      

La chute de Babylone

Désormais nous nous approchons de l’apogée de l’Apocalypse, cet à dire de ce qui a été connu pendant des siècles comme le Jugement Dernier, et a fait l’objet de nombreuses représentations artistiques et littéraires. Dans ces chapitres 17-19 de l’Apocalypse reprennent, comme déjà mentionné, le thème du jugement de Dieu sur Babylone / Rome. Ils n’ajoutent rien de substantiellement nouveau des sujets déjà traités jusque ici par Jean mais, du point de vue artistique et littéraire, constituent l’une des plus belles sections du dernier livre de la Bible.

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi Jean insiste autant si longuement, sur cette argument; si nous nous reportons en son temps avec une idéal machine du temps, il ne nous sera difficile de nous rendre conte des pitoyables conditions dans lesquelles les chrétiens ont été contraints à vivre à l’époque, faisant l’objet d’une persécution impitoyable et sans quartier qui les conduisait souvent à la mort physique, et que toujours et de toute façon les conduisait à la mort civile, c’est à dire, à l’exclusion de la vie publique, des activités commerciales et du monde des affaires, des associations ouvrière, et donc en résultait la pauvreté, la misère, le mépris, l’emprisonnement et l’exil. 

La persécution de Domitien, fut telle à faire pâlir celle de Néron, puisque tout faisait penser que entre le christianisme et l’empire romain il n’était pas possible un accord, étant donné que l’Église n’aurait jamais accepté de reconnaître à l’Auguste des titres divins, et par conséquent les chrétiens, coupables seulement d’être telles, ont été la cible de l’apparat formidable de l’état romaine jusqu’à leur extinction complète.

Cela étant, il ne pourrait y avoir un autre mot de plus courageuse espérance à prononcer par Jean dans cette section que: « Est tombée, elle est tombée Babylone la grande! ‘‘.

4-Domiziano-209x300 dans religion

Domitien  

Et voila donc, apparaître sur la scène du livre une des figures les plus impressionnantes: «la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux » (17:1). Comme déjà mentionné, en fait, le plus souvent la Bible traduit le terme «idolâtrie» avec le terme «prostitution aux idoles », pour ne pas mentionner le fait que, parmi les Cananéens était diffusée la soi-disant « prostitution sacrée ».

En d’autres termes, l’adorateur dans le Temple s’accouplais avec une prêtresse, et cela, selon les croyances de l’époque équivalait à s’unir à la déesse elle même, une pratique que la Bible condamne à plusieurs reprises avec la plus grande sévérité.

Les prophètes avaient alors l’habitude de désigner par le terme «prostituée» les grandes puissances de leur temps, comme Tyr, Ninive, Babylone et Saint-Jean ne fait pas exception à cette règle, en appliquant bien sûr, ce terme à Rome. Voila donc la façon dont il retrace cette figure terrifiant:

Apocalypse 17:3-6 «3 Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. 4 Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d’or, remplie d’abominations et des impuretés de sa prostitution. 5 Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. 6 Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement.» 

imagesCALI3ADBabilone2

La grande prostituée

37-durerBabilonia-207x300

Albrecht Dürer, La Grande Prostituée, xylographia

«Assise sur les grandes eaux » fait sans doute référence à la puissance écrasante de Rome sur la mer Méditerranée, définie non pas par hasard par les Romains, « Mare Nostrum ». « Pourpre et d’écarlate » sont un signe de luxe et de grande splendeur, parce que ces couleurs ont été prises à partir d’une coquille appelé murex, et il fallait des milliers de coquille pour teindre de pourpre une seule étoffe, ce qui a fait cette couleur très chers et précieuse, réservé pour les riches, les puissants et le roi.

En outre, la robe écarlate était une des prérogatives des empereurs romains, puis passée aux empereurs byzantins, aujourd’hui on en trouve un résidu dans le manteau rouge des Papes. La «coupe d’or» est aussi un attribut traditionnel de Babylone, déjà présent dans Jérémie 51:7, et ici transférés à la nouvelle Babylone, Rome. « Ivre du sang des saints et des martyrs » se réfère aux persécutions de Néron et Domitien, et dans cette expression est susceptible de refléter la description de la persécution de Néron que Tacite nous a laissé dans son « Annales »

 

«Aucun effort humain, aucun don ou sacrifice aux dieux de la part de l’empereur était en mesure d’apaiser les soupçons qui considérait Néron l’instigateur de l’incendie. Donc, pour arrêter la rumeur que c‘étais lui le mandant de l‘incendie, pour faire cesser ce dire Néron s’est inventé des coupables et frappe avec des sanctions d’une extrême cruauté, ceux qu’il détestait pour leur comportement contre les mœurs, les gens appelés chrétiens. Celui à qui on devais ce nom, le Christ est né sous le règne de Tibère, par le procurateur Ponce Pilate avait été mis à mort, et que la superstition dangereuse, réprimée sur le moment, revint à nouveau à se manifester, non seulement dans la Judée, lieu d’origine de la catastrophe, mais aussi à Rome, où il conflue et est célébré tout ce qui vient d’atroce et honteuse de toutes les parties du monde.

Donc dans un premier temps ont été arrêtés ceux qui ont avoué, plus tard, grâce aux témoignages des premières, a été déclaré coupable et condamné un certain nombre de personnes non pas tant pour le crime d’incendie, mais en raison de la haine pour le genre l’humain. Il a également été ajouté des mots à ridiculiser pour ceux qui étaient destinés à mourir, qui, avec le dos couvert de bêtes sauvages, meurent déchiré par les chiens, ou qui ont été crucifiés ou brûlés, et dé que le soleil se couchait, utilisé comme des torches dans la nuit.

Pour ce spectacle Néron a offert ses jardins et a préparé un spectacle au cirque, Néron il était confondu dans la foule, habillée comme un conducteur de auriga (de char), en acte de grimper sur une biga (un char tiré par deux chevaux). Ainsi, bien que les punitions étaient dirigés contre des personnes coupables (de être chrétiens) et qu’elles méritaient la punition ultime, il y avait une certaine compassion pour eux, comme si les peines n’ont été infligées pour le bien public, mais pour le sadisme d’un seul homme » (Annales XV, 44).

Tacite était connu pour sa rancune qui le mettait en mauvaise humeur contre les chrétiens, comme le démontrent les termes: «la superstition dangereuse ». « la haine de l’humanité» et «les hommes qui méritent le châtiment suprême » pour un païen dans le premier siècle après JC, la conviction que la fin du monde et le jugement final serait prêt à venir, cela devait probablement apparaître comme «aversion en vers l’humanité » et aine en vers et contre l’ordre établi. Pourtant, malgré cela, il en vient à sentir « compassion » pour les chrétiens détestait, comme un bon républicain, il a exprimé son dégoût pour Néron soupçonne que soit son véritable «sadisme» le seul véritable moteur de la persécution.

imagesCALR4MZ2fiaccoleUmane-300x163

Après l’incendie de Rome les torches humaines des chrétiens voulus par Néron

pour illuminer la ville de rome la nuitTacite (Annales XV, 44).

imagesCAF1IUSFbelvesuCristiani                            

Les chrétiens mangés par les chiens                    

Le symbolisme de la Bête 

À ce stade, le même ange qui guide Jean dans ses visions lui donne une explication détaillée de la vision, peut-être une clarification demandée par ses disciples.

Apocalypse 17:8-18 «8 La bête que tu as vue était, et elle n’est plus. Elle doit monter de l’abîme, et aller à la perdition. Et les habitants de la terre, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie, s’étonneront en voyant la bête, parce qu’elle était, et qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaîtra.  9 C’est ici l’intelligence qui a de la sagesse. -Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise.

10 Ce sont aussi sept rois: cinq sont tombés, un existe, l’autre n’est pas encore venu, et quand il sera venu, il doit rester peu de temps. 11 Et la bête qui était, et qui n’est plus, est elle-même un huitième roi, et elle est du nombre des sept, et elle va à la perdition. 12 Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête.

13 Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête. 

 14. Ils combattront contre l’agneau, et l’agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui les vaincront aussi. 15 Et il me dit: Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues. 16 Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu, mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu. 17 Car Dieu a mis dans leurs coeurs d’exécuter son dessein et d’exécuter un même dessein, et de donner leur royauté à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies. 
18 Et la femme que tu as vue, c’est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre.»  Apocalypse 17:8-18

Allons par ordre. La bête monté par la prostituée raconte la mort, mais aussi une résurrection étrange « montera de l’abîme, mais pour aller à la perdition. »Selon certains, elle fait référence à la crise dynastique qui a frappé l’Empire romain après le suicide de Néron: l’empire a été déchirée par des luttes intestines, les troupes stationnées dans les provinces élevèrent à la dignité impériale leurs commandants,et en quelques mois il y a eu bien quatre empereurs:

Servius Sulpicius Galba, Marco Salvio Othon, Aulus Vitellius Germanicus et Titus Flavius Vespasien, à qui il faut ajouter la rébellion de Gaius Julius Vindex, gouverneur de la Gaule Lugdunense, de Lucius Virginius Rufus, préfet des légions de la haute Allemagne, et du préfet du prétoire Ninfidius Sabino. La puissance de Rome semblait sur le point de se désintégrer, comme nous le raconte Suétone, mais l’élection impériale de Vespasien, le fondateur de la dynastie des Flaviens, le 22 Décembre de 69 Après. JC, il rétabli l’ordre et a brisé les espoirs de ceux qui en ont vraiment espéré d’assister à la chute de Rome.

Bien sûr, comme déjà dit, en parlant du Dragon qui se trouvait à l’affût de la femme revêtue de soleil, les sept têtes représentent les sept collines sur lesquelles Rome est construite (Aventin, Campidoglio, Celio, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal), mais aussi sept rois « Les cinq premiers sont tombés, l’un est encore en vie, l’autre n’est pas encore venu, et quand il sera venu, il doit rester pour peu. »

On pense que les cinq premiers, déjà mort, sont Auguste, Tibère, Caligula, Claude et Néron, Vespasien serait celui qui est en vie, et ce qui restera pour peu est Titus, qui effectivement a régné pendant deux ans seulement. Mais il y a un huitième roi, identifié avec la bête revenue à la vie: c’est probablement Domitien, considéré comme la réincarnation de la Bête, celle de Néron (voir la discussion autour du numéro 666), parce qu’il a répète ses bien peu actes héroïques en déclenchant la persécution contre les chrétiens.

Bien sûr, étant sous le règne de l’empereur Domitien (et cela nous ramène à l’époque de la composition de l’Apocalypse), Jean prend soin de ne pas l’appeler par son nom, il l’indique seulement avec une paraphrase qui aux chrétiens, ses contemporains, a dû paraître clair comme le jour.

 

En ce qui concerne les dix cornes, ici sont identifiés à dix rois vassaux de Rome que, en s’alliant avec la Bête, réussissent à obtenir un succès éphémère: ils régnerons tous pendant une heure seulement, c’est à dire pour un temps très court. Peut-être Jean avait en esprit des rois spécifiques, car à cette époque, Rome avait toute une ceinture de royaumes satellite: l’Arménie, le royaume du Bosphore, le royaume des Nabatéens dans l’actuelle Jordanie, la Mauritanie, et beaucoup d’autres.

A’ nous il n’est plus possible de retracer les noms de ces vassaux, mais une chose est certaine: ils ont collaboré à la persécution, en déclanchant une guerre implacable contre l’Agneau qui est le Christ. Bien sûr, selon Jean l’issue de cette bataille est certaine parce que Dieu ne peut que triompher étant «le Seigneur des seigneurs.» Mais pas seulement cela: les rois vassaux se révoltent contre la prostituée, cet à dire contre Rome, et la détruirons, en mangeant sa chaire, cet à dire en se partageant le butin, en la brûlant avec le feu, (en la mettant à fer et feu). Paradoxalement, cette prophétie a été accomplie vraiment quatre siècles plus tard, à travers les invasions barbares, même si l’empire était déjà devenue chrétien.

Enfin, il confirme une fois pour toutes l’identité de cette femme, elle est « la grande ville qui règne sur tous les rois de la terre« , et donc d’autres ne peut pas être que Rome, la puissance politique du moment, après ‘ l’Égypte, l’Assyrie, Babylone, la Perse, et la Syrie séleucide, qui opprime le peuple de Dieu

 

Pour continuer à en apprendre davantage, cliquez ici et aller avec moi à la page suivante.

20) Apocalypse, La chute de Rome/Babylone (La grande prostituée)  

                           Apocalypse Expliqué en 26 articles

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Salvatore Comisi
  • Le blog de Salvatore Comisi
  • : Poésies, études de la Bible et articles sur tout ce qui concerne à la chrétienté du premier siècle à nos jours
  • Contact

Recherche

Liens