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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 14:33

 

Les Anges de l’Apocalypse, affreschi de la crypte de la cathédral di Anagni, env1230

                    Traduction de l’Italien par Salvatore Comisi

               http://www.fmboschetto.it/religione/Apocalisse/Apocalisse7.htm 

                 Apocalypse Expliqué en 26 articles         

          

La Bête et son nombre (666)

Puisque nous parlons de dictatures moderne et de l’absolutisme, à notre époque des médias de masse semble inconcevable un régime autocratique et autoritaire qui n’as pas à sa disposition une machine de propagande énorme: il semble que dans le monde moderne Napoléon a été le premier à le comprendre puisqu’il a soumis la presse à son pouvoir.

Et c’est justement cela que veut dire Jean, en mettant en scène encore une autre Bête, que cette fois ci elle monte de la terre. Elle représente tout l’appareil de propagande que en Asie Pré consulaire romaine était au service de l’Empire romain, et qui sera toujours au service de tout autre empire jusqu’au présent: la police, l’école, l’art, la littérature, la propagande et même complaisants cultes religieux entièrement servile en vers l‘État. 

Apocalypse 13:11-18  «11. Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. 12 Elle exerçait toute l’autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie. 13 Elle opérait de grands prodiges, même jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. 14 Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l’épée et qui vivait.

15 Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. 16 Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, 17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. 18 C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six.» Apocalypse 13:11-18 

Cette nouvelle bête est alors appelé «le Faux Prophète» (16:13, 19:20, 20:10), « pseudo prophètes » dans l’original grec,et des le début (immédiatement) sa représentation est trompeuse, car elle a l’apparence d’un agneau mais la voix d’un monstre. Il nous rappelle aux fait le giron de Dante, qui a le «visage d’un homme juste» et le corps d’un serpent, armé d’un queue empoisonnée.»

Ce faux prophète correspond évidemment à l’Antichrist bien que ce terme ne se trouve jamais dans l’Apocalypse, mais seulement dans les épîtres de Saint Jean (1 Jean 2:18-22 et 4:3, 2 Jean 4:3). Comme tout bon prophète digne de respect, (coram populo) effectue de nombreux miracles, et donc séduit un si grand nombre afin qu’ils se prosternent pour adorer la première bête, à la quel il est totalement dédié.

Sûrement Jean avec cette figure il entent condamner la religion asservie au pouvoir impériale, les auspices qui trouvent les présages et écrivent horoscopes toujours favorables au César de toute époque, les ’saints’, les gourous qui asservissent Dieu à leurs objectifs et à ceux de leur maître, s’il est vrai que Dieu se sert des bons, il est aussi vrai que les méchants se servent de Dieu.

Comme on le voit dans le chapitre précédent, la Bête de la mer représente n’importe quel empire politique autoritaire et absolutiste, hostile au Christ et son Église. A l’époque de Jean un tel empire était représentée par la Rome païenne, que dans ce Livre va recevoir le nom symbolique, mais claire de Babylone, de la grandes villes de Mésopotamie qui avait persécuté pendant des siècles le peuple de Dieu de l’Ancien Testament et détruit le Temple de Jérusalem.

Pour cette raison, Jean insiste beaucoup tout au long du Livre sur l’exécution du jugement de Dieu sur la Rome païenne. Et ainsi, après une proclamation prophétique précurseur qui proclame le jugement de Dieu comme déjà avenu (l’anticipation d’habitude qui représente un des éléments majeurs stylistiques de l’Apocalypse), nous passons à la description des peines de la Rome païenne. 

Juste pour commencer, en contraposition à la scène précédente, dominée par la trinité diabolique, entrent maintenant dans la scèneles justes, c’est-à-dire les 144 000 élus desquels nous en avons tant discuté dans 7:1-8. Bien sûr, il s’agit des martyrs et plus en générale des chrétiens qui suivent l’Agneau, qui maintenant on le vois s’élever glorieux sur le mont Sion.

Apocalypse 14 : 1. « Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts.

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L’Agneau de l’Apocalypse, miniature de l’870 environ, Monaco di Bavière, Bayerische Staatsbibliothek

L’Agneau IL est droit sur le mont Sion, celui sur lequel s’élevait le Temple de Jérusalem, comme signe de victoire et de gloire suprême. Même dans un autre texte apocryphe, le Livre quatrième d’Esdras, on regarde la montagne de Sion dans cette lumière eschatologique.
«Moi, Esdras, j’ai vu sur le mont Sion une multitude immense, que nul ne pouvait dénombrer, louant le Seigneur avec des chants (…) J’ai demandé à l’ange: « Qui sont-ils, mon seigneur » Et il m’a répondu: «Ce sont ceux qui ont jeté leurs vêtements mortels et se sont revêtis des immortels, en confessant le nom de Dieu» (2:42-45).

Vous pouvez voir comment Saint-Jean a été inspiré par une tradition apocalyptique déjà bien établis et à un répertoire de symboles certainement pas inconnus aux lecteurs de son temps. Comme les disciples du faux prophète portent estampillés le numéro de la Bête, ainsi les disciples du Christ portent sur leur front le nom de Dieu: une image, celle-ci qui nous reporte aux phylactères, petites étuis en cuir contenant un morceau de papier avec des versets bibliques que les Juifs observants portent sur leur front pendant les cérémonies les plus solennelles.

 

Les Justes chantent un « chant nouveau » cet à dire qui est parfait, semblable à celui de Moïse dans l’Exode 15: un hymne qui célèbre la délivrance pleine et définitive des l’Élus de l’oppression du Mal. De eux également est dit:

Apocalypse 14:4-5 «4 Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges; ils suivent l’agneau partout où il va. Ils ont été rachetés d’entre les hommes, comme des prémices pour Dieu et pour l’agneau; 5 et dans leur bouche il ne s’est point trouvé de mensonge, car ils sont irrépréhensibles. » 

Ils sont décrits comme «vierges» dans le sens qu’ils se sont abstenus d’adorer le dragon: dans l’Écriture, en effet, l’idolâtrie est toujours décrite avec la métaphore de la prostitution. Ils sont les « prémices de Dieu », c’est à dire les réalités les plus précieux entre toutes celles consacrés au Seigneur, comme cela se produisait pour les prémices offertes à Dieu dans les sacrifices du Temple. 

Il n’est pas surprenant, dans le sillage d’Isaïe 53:9 et Sophonie 3:13, qu’ils sont libres de tout mensonge, étant la vérité l’un des attributs de Dieu, tandis que Jean, dans son Évangile définissait le diable «père du mensonge » (Jean 8:44), et, dans le sillage de Exode 12:5, «sont sans tâche» (irréprochables), comme les offrandes sacrificielles.

Au chant des justes fait écho la voix de trois anges qui proclament un «évangile éternel», cet à dire une Bonnes Nouvelles qui n’auras jamais besoin d’aucun perfectionnement ni quelques chose à ajouter et qui ne sera jamais démentie par un renversement historique. Le joyeux annonce est celui de la chute de la ville symbole de toutes les idolâtries de toute les oppressions et de toute les perversion, qui humilient le peuple de Dieu dans le sillage d’Isaïe 40:41:

Apocalypse 14:6-13 « 6. Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Évangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. 7 Il disait d’une voix forte: Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux. 8 Et un autre, un second ange suivit, en disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité! 9 Et un autre, un troisième ange les suivit, en disant d’une voix forte: Si quelqu’un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main,

10 il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l’agneau. 11 Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles; et ils n’ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom. 12 C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. 13. Et j’entendis du ciel une voix qui disait: Écris: Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent. » 

Le jugement divin est inexorable pour ceux qui ont adoré la Bête satanique, comme on l’as vue dans le chapitre précédent, marqué comme un esclave avec un sceau indélébile, le jugement est exécuté avec le traditionnel symbolisme punitif du soufre et du feu, utilisé aussi dans les Évangiles, et en fait, comme le fera plus en avant la même Apocalypse, l’enfer est décrit comme un étang ardent de feu et de soufre ardents (19:20, 20:10, 21:8): Les Justes par contre reposerons dans la paix divine, recevant la due récompense pour leurs bonnes œuvres.

Les mots: «Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur » sont, depuis lors, écrit sur les cimetières chrétiens, comme le sont même dans le cimetière de ma ville natale, Lonate Pozzolo.

 

Pour continuer il vous est proposé de, cliquer ci-dessous et accéder à la page suivante. Bonne lecture!           

(17) L’homme sur la Nuée, le Premier et le second Septénaire des Anges  

                       Apocalypse Expliqué en 26 articles

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