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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 14:44

Article 15: La trinité diabolique, La Bête de la Mer, Dans les mains de Satan, La constance dei Saints

(15) Apocalypse: La trinité diabolique, La Bête de la Mer dans religion 27-bestiadelmare-235x300

 La Bête de la Mer, de Fernando Monzio Compagnoni

                           Traduction de l’Italien par Salvatore Comisi

       http://www.fmboschetto.it/religione/Apocalisse/Apocalisse7.htm

                                Apocalypse Expliqué en 26 articles  

La trinité diabolique

Après avoir mis en scène l’horrible dragon qui persécute la femme et son fils, cet à dire l’Église et le Christ, l’Apocalypse nous montre deux autres bêtes à l’aspecte pas moins terrifiant, indiquées conventionnellement par les noms de: la Bête de la mer et la Bête de la terres, et décrit dans le chapitre 13. Voici la première:

Apocalypse 13:1-8  « 1. Et il se tint sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. 
2 La bête que je vis était semblable à un léopard; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité. 
3 Et je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort; mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête.

4 Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête; ils adorèrent la bête, en disant: Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle? 5 Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes; et il lui fut donné le pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois. 6 Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel. 7 Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. 8 Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l’agneau qui a été immolé». Apocalypse 13:1-8 

Celle-ci est reprise par une autre apocalypse, le quatrième livre apocryphe d’Esdras, dans lequel on lit que une aigle à douze ailes s’éleva de la mer, mais ces deux visions apocalyptiques sont clairement inspirés par la vision formidable de Daniel 7:1-8

Daniel 7:1-8  «1 La première année de Belschatsar, roi de Babylone, Daniel eut un songe et des visions de à son esprit, pendant qu’il était sur sa couche. Ensuite il écrivit le songe, et raconta les principales choses. 2 Daniel commença et dit: Je regardais pendant ma vision nocturne, et voici, les quatre vents des cieux firent irruption sur la grande mer. 3 Et quatre grands animaux sortirent de la mer, différents l’uns de l’autre. 4 Le premier était semblable à un lion, et avait des ailes d’aigles; je regardai, jusqu’au moment où ses ailes furent arrachées; il fut enlevé de terre et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un coeur d’homme lui fut donné.

5 Et voici, un second animal était semblable à un ours, et se tenait sur un côté; il avait trois côtes dans la gueule entre les dents, et on lui disait: Lève-toi, mange beaucoup de chair. 6 Après cela je regardai, et voici, un autre était semblable à un léopard, et avait sur le dos quatre ailes comme un oiseau; cet animal avait quatre têtes, et la domination lui fut donnée. 7 Après cela, je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, il y avait un quatrième animal, terrible, épouvantable et extraordinairement fort; il avait de grandes dents de fer, il mangeait, brisait, et il foulait aux pieds ce qui restait; il était différent de tous les animaux précédents, et il avait dix cornes. 8 Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne; et voici, elle avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche, qui parlait avec arrogance.» 

Dans le cas de Daniel, est à l’oeuvre la persécution d’Antiochus IV Épiphane (et non pas celle de Nabuchodonosor, parce que l’auteur du livre vivait à l’époque des Maccabées). Même en ce cas, les bêtes remontent de la mer, traditionnel symbole du mal, du désordre, de la mort, et en général de toutes les forces qui s’opposent au plan de Dieu sur la création.

Les bêtes sont quatre, et selon les commentateurs ils représentent autant de périodes historiques et empires politiques. Le lion symbolise l’empire néo-babylonien de Nabuchodonosor, l’ours l’empire des Mèdes, le léopard l’empire perse, et le quatrième l’empire grec fondé par Alexandre le Grand (auquel en fait les contemporains attribuait «une force exceptionnelle» capable de battre n’importe quel ennemi avec le rouleau compresseur de sa phalange macédonienne), puis divisé entre ses successeurs, les Diadoques. D’autres savants, par contre, parlent de l’empire néo-babylonien, de l’empire des Mèdes et des Perses, de l’empire d’Alexandre Magnum et l’Empire séleucide syrien.

Dans toutes les interprétations, cependant, les dix cornes de la bête sont autant de souverains hellénistiques (leur identifications sont discutés), tandis que le corne plus petit, avec les yeux et la bouche comme dans un livre étonnant dessinée avant l’heure, serait juste Antiochos IV Épiphane, l’ennemis jurés des Maccabées.

Même la Bête de la mer de Jean est semblable à une panthère, a des pieds d’un ours et la bouche comme celle d’un lion. En bref, il combine en elle-même toutes les caractéristiques négatives de Empires vu par Daniel: le lion est un symbole de l’arrogance royale, la férocité hautaine de l’ours, la panthère à l’infaillibilité dans la vitesse de chasser la proie. C’est ainsi que la Bête de la mer représente la puissance politique et militaire qui s’oppose et se bat contre le Christ et son Église.

Comme le dragon, même la bête a sept têtes et dix cornes, donc elle en est la reproduction fidèle, il s’ensuit qu’elle est la copie et le symbole de la méchanceté: les cornes sont un symbole ici de la capacité de blesser, faire du mal et tuer, et les sept têtes (sept est le nombre de la perfection) sont un symbole de la puissance immense, et leur signification sera expliquée dans 17:9-14. Les noms de blasphème sont évidemment les titres divins que les empereurs romains se sont arrogés.

Dans les mains de Satan

Le dragon donne à la bête sa puissance, son trône et son autorité: si nous nous rappelons que le dragon est Satan (12:9), cela signifie que le pouvoir impérial n’est pas de Dieu mais de Satan. Ne pas oublier ce qu’il a dit à Jésus au cours de la tentation dans le désert: « ….. et lui dit: Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux. » Mathieu 4:6 

Notez que l’un des chefs de la Bête a été blessé à mort, mais sa blessure mortelle fut guérie. Cela pourrait être interprété comme une défaite militaire de l’Empire romain sous le règne de Domitien, qui, certes, ne brilla pas pour sa vaillance et sa gloire, mais il y a probablement un autre sens, qui nous verrons plus tard, à la fin. Une chose est certaine: la Bête, dé quelle est arrivée, a un immédiat immense succès.

Une foule incalculables l’hosannas et le crois un nouveau Christ qui est venu sur terre; et elle profère, comme on pouvait s’y attendre, paroles arrogants et des blasphèmes. Cette terrible vision nous fait penser aux aboiements hystériques d’Adolf Hitler devant des foules immenses en frénésie, qui en l’acclamant répétait ses paroles de haine et d’oppression. En effet, dans l’imaginaire collectif, lui plus que quiconque a prononcé des blasphèmes contre Dieu, accomplissant la glaçante prophétie de Jean.

Par ailleurs, le récent roman « Le château dans la forêt » de Norman Mailer est tout construit autour de l’hypothèse que Hitler est le prophète qui annonce l’Antéchrist, et le nazisme est toute une création horrible de Satan. 

Mailer a dit dans une interview: «La famille d’Hitler n’était pas pire que beaucoup d’autres. Le mal qui était en lui est venu du Maître [Satan, ainsi est appelé le diable dans le roman]. Il y avait à ce moment-là cent ou peut-être mille occasions dans lesquels Satan a cherché une personne en Europe et à la fin a choisi Hitler.

Les conditions étaient favorables, Satan avait besoin de la personne adapte et il l’a trouvée. Satan n’as pas choisi Hitler parce qu’il était particulièrement maléfique, mais à cause de ses vertus: il venait d’origines humbles, était un homme ordinaire, ne se considérait pas comme un sexiste. Il était parfait pour la conception qui a été prévu par satan. » Il était une bête parfaite de la mer, (pour le dire selon les paroles de Jean).

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Bien sûr, je refuse les idées millénaristes qui voient dans l’autrichien comme l’annonceur de la fin du monde qui devais être réalisée dans l’année 2000, qui après tout il est passé sans trop de secousses: il est devenu dans l’imaginaire populaire l’incarnation du mal, tout comme Einstein est devenu l’incarnation du Génie et Mère Teresa de l’amour, mais ce que on a dit pour lui on pourrais le répéter pour mille autres criminels qui ont atteint les plus hauts honneurs sataniques, depuis Staline à Pol Pot, de Pinochet à Idi Amin Dada, dont les victimes récoltés au cours du siècle ne se calculent pas par milliers, mais par des millions.

Dans tous les cas, les mots de Jean, qui peuvent être appliqué à tous les tyrans et les Göring de l’histoire, sont très efficaces dans l’exprimer la fascination exercée sur les hommes par un empire absolutiste, d’un pouvoir centraliseur, par un homme fort qui semble même être envoyé Dieu pour ramener l’ordre dans le chaos de l’histoire, que puis remplace le culte de sa personne au culte de l’Unique Vrai Dieu et Seigneur, comme nous l’avons vu depuis les jours d’Antiochus IV Épiphane à ceux de Saddam Hussein.

La patience des Saints

Pourtant, Saint-Jean nous rappelle avec insistance que le pouvoir absolu de ces despotes (pour n’importe quel despote) est de toute façon limitée dans le temps, qui peut durer au maximum quarante-deux mois: les habituels trois ans et demi qui indiquent un temps limité et destiné à tomber. Seulement pour cette période, bien que aussi sombre et sanglante, le mal peut déclencher son offensive contre l’Église de Dieu, et sembler apparemment gagneur, en supprimant les saints et des innocents.

Maintenant Jean lui-même élève la voix et nous fait sentir son avertissement: « 9 Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende! 
10 Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité; si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la persévérance et la foi des saints. » Apocalypse 13:9-10

Cette avertissement est tirée de Jérémie 15:2, où le prophète adresse à la population des sévères menaces pour ses nombreuses infidélités envers le Seigneur. Le texte de l’Apocalypse, au contraire, est clairement un encouragement adressé aux chrétiens qui souffrent la persécution. Ils courent toujours le danger de vouloir utiliser les mêmes moyens (la violence, la vengeance …) qu’ils voient utiliser par les adversaires; la chose la plus facile, par exemple, est de répondre à l’oppression avec le terrorisme, de style Oussama Ben Laden.

Il vous est proposé de continuer, cliquez ci-dessous et accédez à la page suivante. Bonne lecture!

(16) La Bête et son nombre (666), Les cent quarante quatre mille 

                       Apocalypse Expliqué en 26 articles

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