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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 18:15

La Deuxième épître de Jean est un livre du Nouveau Testament. Bien que l'auteur de cette épître, de la précédente et de la suivante ne donne pas son nom, la langue ressemble tellement à celle de Jean l'apôtre qu'on suppose que c'est lui qui a écrit les trois.

Contexte historique de la deuxième épître de Jean

À l’époque où l’apôtre Jean a écrit son épître, la communication était très efficace dans l’Empire romain. Elle n’était certes pas aussi efficace qu’aujourd’hui, mais elle connaissait tout de même une situation qui était jusqu’alors inégalée dans l’histoire de l’humanité. Les gens communiquaient à l’aide de messagers équestres, ces derniers pouvant emprunter assez librement les routes de l’Empire Romain en raison de leur grande sûreté assurée par les légions romaines. John Stott, dans son commentaire sur les épîtres de Jean, explique:

 

L’établissement et la consolidation de l’Empire romain rendaient les voyages à travers le monde habité beaucoup plus faciles et sûrs que cela n’avait jamais été le cas auparavant. Ils étaient facilités par les grandes routes que bâtissaient les Romains et par la «Pax Romana» que maintenaient leurs légions, autant que par un langage compris par tous. [John Stott, Les Épîtres de Jean, Vaux-sur-Seine, Edifac, 1998, p. 185].

 

Les chrétiens voyageaient aussi, pour diverses raisons : le commerce, la famille, le travail, la mission chrétienne, etc. Ils devaient par conséquent trouver de l’hébergement. Mais où aller? Le confort des hôtels modernes n’existait pas à ce temps-là. Dans les auberges antiques? Elles étaient souvent malpropres et tenues par des gens aux mœurs plutôt douteuses. En conséquence, il était normal que les chrétiens en déplacement reçoivent l’hospitalité des membres des Églises locales.

Certaines traces dans le Nouveau Testament attestent nettement la pratique de cette coutume à l’époque de l’Église primitive (voir Actes 16:4 « En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d'observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem » ; 17:5-6 « 5 Mais les Juifs, jaloux prirent avec eux quelques méchants hommes de la populace, provoquèrent des attroupements, et répandirent l'agitation dans la ville. Ils se portèrent à la maison de Jason, et ils cherchèrent Paul et Silas, pour les amener vers le peuple.  
6 Ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les magistrats de la ville, en criant: Ces gens, qui ont bouleversé le monde, sont aussi venus ici,
et Jason les a reçus. » ; Romains 16:23 « 23 Gaïus, mon hôte et celui de toute l'Église, vous salue. Éraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que le frère Quartus. »
 ;

Actes 21:8 «8. Nous partîmes le lendemain, et nous arrivâmes à Césarée. Étant entrés dans la maison de Philippe l'évangéliste, qui était l'un des sept, nous logeâmes chez lui….  , 21:16 Quelques disciples de Césarée vinrent aussi avec nous, et nous conduisirent chez un nommé Mnason, de l'île de Chypre, disciple de longue date, chez qui nous devions loger. » ).

Par contre, cette coutume de pratiquer l’hospitalité envers les chrétiens voyageurs entraînait des abus. Il y avait les charlatans, les faux prophètes et les faux docteurs, qui se présentaient comme des chrétiens et qui désiraient également obtenir l’hospitalité de la part des Églises locales. Or cette situation ne manquait pas de donner lieu à une question de nature pratique: devait-on aussi accorder l’hospitalité à de tels individus? Dans sa deuxième épître, Jean donne des instructions concernant ceux à qui l’Église doit interdire l’hospitalité. Les instructions de l’Ancien visent surtout la procédure à adopter vis-à-vis des faux prophètes et des faux docteurs.

Cette épître est la seule lettre du Nouveau Testament qui est écrite à une femme ; la "dame élue".

Voici La Deuxième épître de Jean en entier (13 versets)

2Jean 1: «1. L'ancien, à Kyria l'élue et à ses enfants, que j'aime dans la vérité, -et ce n'est pas moi seul qui les aime, mais aussi tous ceux qui ont connu la vérité, -

2 à cause de la vérité qui demeure en nous, et qui sera avec nous pour l'éternité: 
3 que la grâce, la miséricorde et la paix soient avec vous de la part de Dieu le Père et de la part de Jésus Christ, le Fils du Père, dans la vérité et la charité! 

4 J'ai été fort réjoui de trouver de tes enfants qui marchent dans la vérité, selon le commandement que nous avons reçu du Père. 
5. Et maintenant, ce que je te demande, Kyria, -non comme te prescrivant un commandement nouveau, mais celui que nous avons eu dès le commencement, -c'est que nous nous aimions les uns les autres. 
6 Et l'amour consiste à marcher selon ses commandements. C'est là le commandement dans lequel vous devez marcher, comme vous l'avez appris dès le commencement.

 
7. Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c'est le séducteur et l'antéchrist.

8 Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. 
9 Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n'a point Dieu; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils.

10. Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas: Salut! 
11 car celui qui lui dit: Salut! participe à ses mauvaises oeuvres. 
12. Quoique j'eusse beaucoup de choses à vous écrire, je n'ai pas voulu le faire avec le papier et l'encre; mais j'espère aller chez vous, et vous parler de bouche à bouche, afin que notre joie soit parfaite. 
13 Les enfants de ta soeur l'élue te saluent.

Voici La Troisième épître de Jean en entier (15 versets)

Jean félicite quelqu'un du nom de Gaïus pour sa fidélité et l'aide qu'il apporte à ceux qui aiment la vérité.

3Jean 1: «1. L'ancien, à Gaïus, le bien aimé, que j'aime dans la vérité. 2 Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme. 3. J'ai été fort réjoui, lorsque des frères sont arrivés et ont rendu témoignage de la vérité qui est en toi, de la manière dont tu marches dans la vérité. 
4 Je n'ai pas de plus grande joie que d'apprendre que mes enfants marchent dans la vérité. 5 Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et même pour des frères étrangers, 
6 lesquels ont rendu témoignage de ta charité, en présence de l'Église. Tu feras bien de pourvoir à leur voyage d'une manière digne de Dieu. 7 Car c'est pour le nom de Jésus Christ qu'ils sont partis, sans rien recevoir des païens. 

8 Nous devons donc accueillir de tels hommes, afin d'être ouvriers avec eux pour la vérité. 9. J'ai écrit quelques mots à l'Église; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. 
10 C'est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu'il commet, en tenant contre nous de méchants propos; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l'Église. 11 Bien-aimé, n'imite pas le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu; celui qui fait le mal n'a point vu Dieu. 12. Tous, et la vérité elle-même, rendent un bon témoignage à Démétrius; nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai. 13 J'aurais beaucoup de choses à t'écrire, mais je ne veux pas le faire avec l'encre et la plume. 
14 J'espère te voir bientôt, et nous parlerons de bouche à bouche. (1:15) Que la paix soit avec toi! Les amis te saluent. Salue les amis, chacun en particulier

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Salvatore Comisi - dans Epitres
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