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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 09:41

L'Épître aux Colossiens est un livre du Nouveau Testament. Elle est envoyée par l'apôtre Paul à l'Église de Colosses.

 

Le message de Paul aux Colossiens :

Le chapitre 1 contient les salutations de Paul aux Colossiens.

Colossiens 1: « 1. Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, 2 aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses; que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père! ». Et puis le rendement de grâce à Dieu qui en Jésus Christ nous libère de nos péchés.  

Colossiens 1: « 3. Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, et nous ne cessons de prier pour vous, ….. 13 Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transférés dans le royaume du Fils de son amour, 14 par le moyen de qui nous avons notre libération par rançon, le pardon de nos péchés. 15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute création ;

16 parce que par son moyen toutes les [autres] choses ont été créées dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, que ce soient trônes, ou seigneuries, ou gouvernements, ou pouvoirs. Toutes les [autres] choses ont été créées par lui et pour lui. ……..

17 Il est aussi avant toutes les [autres] choses, et par son moyen toutes les [autres] choses ont reçu l’existence, 18 et il est la tête du corps, la congrégation. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, pour devenir celui qui est le premier en toutes choses ; 19 parce que [Dieu] a jugé bon [de faire] habiter en lui toute plénitude

20 et, par son intermédiaire, de réconcilier de nouveau avec lui-même toutes les [autres] choses en faisant la paix grâce au sang [qu’il a versé] sur la croix que ce soient les choses sur la terre ou les choses dans les cieux. ». La plupart des chrétiens de l’Église de Colosses étaient issus du paganisme (Col 1:21, 22, 27 « 21 Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises oeuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair,  22 pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, …….. 27 à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l'espérance de la gloire.».

Les chapitres 2 et 3 sont doctrinaux et contiennent des déclarations sur le rôle rédempteur du Christ.

Colossiens 2: «1. Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n'ont pas vu mon visage en la chair, 
2 afin qu'ils aient le coeur rempli de consolation, qu'ils soient unis dans la charité, et enrichis d'une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, 3 mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. 4. Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants. 5 Car, si je suis absent de corps, je suis avec vous en esprit, voyant avec joie le bon ordre qui règne parmi vous, et la fermeté de votre foi en Christ. 
6 Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus Christ, marchez en lui, …
.

Le danger du faux culte et l'importance de la résurrection.

8 Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. ….

9 Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. …… 12 ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l'a ressuscité des morts. ….. 13. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses; ». 

Colossiens 3: «1. Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. 
2 Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre. 3 Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. 
4 Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. 5. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l'impudicité, l'impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. …… 14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection……. 23 Tout ce que vous faites, faites -le de bon coeur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, 24 sachant que vous recevrez du Seigneur l'héritage pour récompense. Servez Christ, le Seigneur.»
. 

Le chapitre 4 enseigne que les saints doivent faire preuve de sagesse en tout.

Colossiens 4: «5. Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, et rachetez le temps. 6 Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. ….. 14 Luc, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas. 15 Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nymphas, et l'Église qui est dans sa maison. 16 Lorsque cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu'elle soit aussi lue dans l'Église des Laodicéens, et que vous lisiez à votre tour celle qui vous arrivera de Laodicée. 17 Et dites à Archippe: Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir. 
18 Je vous salue, moi Paul, de ma propre main. Souvenez-vous de mes liens. Que la grâce soit avec vous
!

Contexte historique et religieux

À l'origine, c'est une lettre écrite par l'apôtre Paul aux Colossiens après la visite d'Épaphras, évangélisateur de l'Église de Colosses (Col. 1:7–8). Épaphras dit à Paul que les Colossiens tombaient dans une grave erreur : ils pensaient qu'ils étaient meilleurs que les autres parce qu'ils observaient soigneusement certaines ordonnances extérieures (Col 2:16 « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: »), s'imposaient certaines mortifications et adoraient les anges (Col 2:18 « Qu'aucun homme, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, »). Ces pratiques donnaient aux Colossiens le sentiment qu'ils se sanctifiaient. Ils avaient aussi l'impression de mieux comprendre les mystères de l'univers que les autres membres de l'Église. Dans sa lettre, Paul les reprend en enseignant que la rédemption n'est possible que par le Christ et que nous devons faire preuve de sagesse et le servir.

L’origine de l’Épître aux Colossiens

Tant la question sur la datation que celle de l'authenticité de cette épître demeurent ouvertes. Si l’on s’en tient à la thèse traditionnelle, l'apôtre Paul aurait rédigé cette lettre aux environs de l’été 62, c’est-à-dire vers le milieu de sa première captivité romaine. Certains pensent qu'elle aurait plutôt été écrite lors du séjour de Paul à Éphèse (entre 54 et 57), ou encore durant la captivité à Césarée (en 58 et 60). Enfin, certains pensent que ce serait plutôt des disciples de Paul qui l'aurait rédigée, vers la fin du Ier siècle, se faisant passer pour leur maître. Le fait que la ville de Colosses ait été détruite par un tremblement de terre vers l'an 60 suppose que soit Paul a écrit cette lettre avant d'être mis au courant de cette information, soit que c'est justement un alibi dont se seraient servis les disciples de Paul pour se faire passer pour lui.

C’est à Tychique et à Onésime que l’apôtre avait confié la charge de porter cette missive à l’Église de Colosses (cf. Col 4:7-9 « 7. Tychique, le bien-aimé frère et le fidèle ministre, mon compagnon de service dans le Seigneur, vous communiquera tout ce qui me concerne. 8 Je l'envoie exprès vers vous, pour que vous connaissiez notre situation, et pour qu'il console vos coeurs. 9 Je l'envoie avec Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est des vôtres. Ils vous informeront de tout ce qui se passe ici. »).

La ville de Colosses

Dans un site d’une beauté alpestre, que domine le Mont Cadmus couronné de neiges éternelles, seuls les vestiges d’un théâtre et d’un acropole, parmi des ruines éparses, signalent encore la ville de Colosses, située au bord du Lycus, affluent du célèbre Méandre, dans le sud-ouest de la Phrygie, (La Phrygie était autrefois une province vaste et importante de l’Asie Mineure. À l’époque néo-testamentaire, le mot Phrygie n’était plus un nom de province, mais une appellation locale. Paul traversa la Phrygie lors des 2e et 3e voyages missionnaires). (Le Méandre, appelé aujourd’hui le Menderes, est un fleuve de la Turquie d’Asie, qui rejoint la mer Égée. Il mesure 450 km de long.) À quelque deux cents kilomètres à l’est d’Éphèse, cette ville de l’Asie Mineure était placée à un point stratégique de la route qui menait d’Éphèse vers les provinces orientales (Pisidie, Lycaonie, Cilicie, Syrie, etc.). En effet, à sa hauteur, la vallée du Lycus se resserrait pour former une gorge assez étroite de 16 km de long. Au sud de la ville, le Mont Cadmus dominait le paysage de ses 2400 m. Colosses commandait donc l’accès au col menant vers les hauts plateaux.

Colosses était autrefois une ville très importante. Xénophon en a parlé comme d’une cité «populeuse, riche et vaste, confirmant ainsi le témoignage d’Hérodote, qui parlait, dès le Ve siècle av. J.-C., d’une ‘‘grande ville de Phrygie’’[». Mais, au Ier siècle, en raison des nombreux changements du système routier, elle n’est plus qu’une petite cité insignifiante : les villes voisines, Laodicée et Hiérapolis (toutes deux mentionnées en Col 4:13), distantes d’environ 16 et 21 km, la supplantèrent et s’enrichirent. Elle était cependant, à l’instar de Laodicée, qui était devenue «l’une des cités les plus riches de l’Asie» (cf. Ap 3.14-22), renommée pour sa belle laine aux teintes excellentes. Les inscriptions mentionnent des corporations de teinturiers à Laodicée et Hiérapolis et l’adjectif kolossénos désignait une laine teinte à Colosses.»

Aux temps apostoliques, les Juifs étaient très nombreux dans la région. C’est à Antiochus le Grand (223-187 av. J.-C.) que l’on doit l’immigration dans la Phrygie et la Lydie de deux mille familles juives en provenance de Mésopotamie. Beaucoup de ces familles étaient spécialisées dans la teinture de la laine. Quelques-unes d’entre elles avaient même réussi à prospérer. L’excellence de la région pour l’élevage des moutons a sans aucun doute ouvert la porte à un commerce fructueux. Mais si les affaires rencontraient un tel succès, c’est aussi parce que la présence de ces familles juives dans cette contrée attirait d’autres coreligionnaires, avec qui elles pouvaient facilement commercer.

Comme partout dans le monde antique, un important effectif d’esclaves côtoyait la classe des hommes libres et celle des affranchis. L’esclave Onésime, par exemple, représentait à Colosses le bas de l’échelle sociale, tandis que son maître Philémon appartenait à la catégorie des riches propriétaires.

Au temps de l’apôtre Paul, Colosses n’est plus ce qu’elle était ; «la ‘‘grande ville de Phrygie’’ d’Hérodote, a fait place à la bourgade (polisma) mentionnée par Strabon.» Sa trace dans l’Histoire va s’effacer peu à peu, alors que s’inscrit son nom pour toujours dans le Canon biblique, grâce à la belle lettre de Paul. C’est qu’un terrible tremblement de terre, au début des années 60, devait détruire Colosses et Laodicée, toutes deux étant en effet situées dans une zone prédisposée aux secousses telluriques. Cette dernière avait toutefois réussi à se relever de ses ruines. Colosses, pour sa part, n’est jamais parvenue à retrouver sa vitalité.

Les historiens rapportent que la population phrygienne avait un caractère « en rapport avec la nature volcanique du sol». Ce tempérament était notamment marqué « par une tendance au mysticisme et aux excitations orgiastiques qui firent de la Phrygie le centre du culte frénétique de Dionysos et de Cybèle».

«Peut-être, demande Daniel Furter, [cela] explique-t-il la faveur rencontrée par le Montanisme au IIe siècle ?» En tout cas, ce caractère «volcanique» offrait un terrain propice au foisonnement religieux. (Dans la mythologie grecque, Dionysos était le grand dieu de la Végétation et en particulier de la Vigne et du Vin. Il était le fils de Zeus et de Sémélé. On l’appelait aussi Bakkhos, nom que les Romains ont traduit par Bacchus. Le culte de Dionysos a contribué au développement de la tragédie et de l’art lyrique).

(La mythologie considérait Cybèle non seulement comme la déesse phrygienne de la Fertilité, mais aussi comme «la grande -mère des dieux» (G. FINDLAY, op.cit., p. 11, cité par Alfred KUEN, Les Lettres de Paul, op.cit., p. 275). Son culte, lié à celui d’Attis, s’était répandu (IIIe siècle av. J.-C.) dans le monde gréco-romain et comprenait des cérémonies initiatiques.

De plus, de par sa position stratégique sur la «grande voie commerciale allant de l’Ouest à l’Est», Colosses était, plus que ses voisines, en contact permanent avec les divers mouvements intellectuels et religieux de l’époque. Rhéteurs, philosophes, prédicateurs ambulants (et bien souvent mercantiles) venaient en effet de toutes parts pour répandre leurs systèmes et leurs doctrines nouvelles.

Ainsi, sur le fond du paganisme universel et millénaire, se «greffaient» des cultes divers : «rites de la mythologie gréco-romaine, culte impérial, qui s’était développé à partir de Pergame, mystères, pré gnose, judaïsme, occultisme (cf. Actes 19: « 11 Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, 12 au point qu'on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient. ………
13. Quelques exorcistes juifs ambulants essayèrent d'invoquer sur ceux qui avaient des esprits malins le nom du Seigneur Jésus, en disant: Je vous conjure par Jésus que Paul prêche! 14 Ceux qui faisaient cela étaient sept fils de Scéva, Juif, l'un des principaux sacrificateurs. 
15 L'esprit malin leur répondit: Je connais Jésus, et je sais qui est Paul; mais vous, qui êtes-vous? 16 Et l'homme dans lequel était l'esprit malin s'élança sur eux, se rendit maître de tous deux, et les maltraita de telle sorte qu'ils s'enfuirent de cette maison nus et blessés.»).

Les syncrétismes de toute sorte étaient donc à la mode, ce qui explique probablement la rédaction de l’épître aux Colossiens, alors que les jeunes églises du Lycus devaient faire face aux différentes pressions religieuses et au danger bien réel d’amalgamer le christianisme primitif avec les croyances païennes populaires. Les chrétiens avaient aussi besoin de se voir mis en garde contre les mœurs licencieuses de leurs concitoyens, que le paganisme ne réprimait pas, mais encourageait plutôt.

L’Église de Colosses

Nous savons que l’apôtre Paul n’a pas été le fondateur de l’Église de Colosses. Il a seulement «entendu parler de [leur] foi en Jésus-Christ» (Col 1:4 « 4 ayant été informés de votre foi en Jésus Christ et de votre charité pour tous les saints, » ).

D’ailleurs, l’apôtre mentionne que jamais les Colossiens, pas plus que les Laodiciens, n’ont «vu son visage en la chair» (Col 2:1 « 1. Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n'ont pas vu mon visage en la chair » ).

Paul, a exercé une activité importante et fructueuse tout près de Colosses, à Éphèse, possiblement de 54 à 56. On peut alors supposer que c’est son ministère stratégique à Éphèse qui, a étendu son influence jusqu'à Colosses et les cités voisines que sont Laodicée et Hiérapolis. Des collaborateurs de Paul ont pu, en effet, quitter Éphèse pour aller évangéliser les villes bordant le Lycus et y fonder ces trois églises.

Un certain nombre de biblistes soutiennent que c’est Épaphras qui a fondé l’Église de Colosses. Les textes, cependant, ne mentionnent nulle part d’une manière explicite que c’est à lui que revient le mérite d’avoir établi la communauté colossienne. Nous savons, par contre, qu’il a joué un rôle prépondérant, non seulement dans l’Église de Colosses, mais encore dans celle de Laodicée et dans celle d’Hiérapolis. S’il n’est pas le fondateur de ces églises, Paul semble toutefois le désigner comme «le responsable principal de la congrégation» de Colosses : c’est à lui, en effet, que Paul a donné des instructions pour les Colossiens (Col 1:7). C’est aussi de lui que l’apôtre rend ce beau témoignage : «Je lui rends ce témoignage qu’il prend beaucoup de peine pour vous» (Col 4:12-13). Paul le décrit également comme son «bien-aimé compagnon de service» et comme un «fidèle ministre de Christ» (Col 1.7).

En plus d’Épaphras, de Philémon et d’Onésime, que nous avons déjà cités, nous connaissons aussi Archippe (Col 4:17) et la sœur Appia (Philipiens 1:2). Ces différents noms, affirme Kuen, «sont typiquement païens». Mais il se peut aussi qu’il y ait eu dans la communauté de Colosses quelques Juifs convertis. En effet, les lecteurs semblent familiarisés avec les coutumes et les rites juifs ainsi qu’avec certains enseignements du judaïsme (Col 2:16-18) et ils connaissent les psaumes (Col 3:16). Selon Kuen, «ces connaissances, ont pu leur avoir été transmises par les anciens Juifs parmi eux ou par les hérétiques qui avaient eu, manifestement, des contacts avec le judaïsme».

L’Église de Colosses croissait normalement (Col 1:6) et demeurait ferme dans la foi (Col 2:5-7). Mais elle était aussi menacée par différents dangers: celui de retomber dans l’immoralité du paganisme (Col 3:5-11) et de se laisser séduire par l’hérésie (Col 2:8-23). Daniel Furter explique : Quelques années avaient suffi pour la croissance numérique et spirituelle de la communauté : les développements théologiques et éthiques que contient la lettre impliquent une maturité certaine chez les croyants de Colosses. Cela ne les empêchait pas de courir de grands dangers contre lesquels l’apôtre Paul veut les mettre en garde en leur écrivant.

L’Église de Colosses, cependant, devait disparaître complètement de l’histoire chrétienne après la lettre de l’apôtre, alors que Laodicée et Hiérapolis ont été appelés à jouer un rôle important au cours des premiers siècles. À titre d’exemple : la série de lettres aux Églises d’Asie, dans l’Apocalypse, ne comporte pas de message à l’adresse de la communauté de Colosses, alors que Laodicée et Hiérapolis y figurent toutes deux.

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Salvatore Comisi - dans Epitres
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