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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 08:54

Le Premier Livre des Rois (Étude Théologique)  dans religion imagesca1z0r3xtempioLe Temple de Salomon

Les noms de l’œuvre

Le premier et le deuxième Livre des Rois formait à l’origine un seul livre. Ils font partie des livres historiques pour le canon chrétien et «prophètes antérieurs » pour le canon hébraique. Dans la version grecque des Septante, ils constituent le troisième et le quatrième livre des Royaumes (« basileion») et dans la Vulgate le troisième et le quatrième livre des Rois (après celles de Samuel).

Rédaction
La rédaction finale est placé par la plupart des chercheurs dans le VIe siècle av. JC L’auteur biblique est le même que le premier et le deuxième livre de Samuel, et appartient à la cercle religieuse qui a produit le livre du Deutéronome, c’est pourquoi on appelle l’auteur le De
utéronomiste.

Pour reconstituer l’histoire des deux royaumes d’Israël, il s’appuie sur des documents d’archives qui aujourd’hui ne sont plus en notre possession (le «livre des Chroniques des rois de Juda » perdue), aux traditions orales et à la mémoire historique de son peuple. Une des caractéristiques de l’auteur Deutéronomiste est l’utilisation continue des formules fixes pour décrire les règnes des différents souverains qui, depuis la vieillesse de David jusqu’à Sédécias, se sont succédés sur le trône de Juda et ceux que se sont succédés dans le royaume du nord d’Israël.

Su division des textes

Le premier livre des Rois est le prolongement idéal des deux livres de Samuel, décrivant l’histoire du peuple juif à partir du dixième au sixième siècle avant JC, c’est à dire à partir de la fin du règne de David (environ 970 avant JC) jusqu’à la fin du règne d’Achab 852 av. JC. Le tout comprend 22 chapitres qui peuvent être divisés en plusieurs parties:

a) La succession à David (1 Rois 1-2);

b) Le royaume de Salomon avec la construction et la consécration du temple (1 Rois 3-10);

c) Les péchés de Salomon et sa mort (1 Rois 11);

d) Le schisme et la naissance des deux états de Juda et d’Israël (1 Rois 12-13);

e) L’histoire des deux royaumes jusqu’au cycle du prophète Elie (1 Rois 14-16);

f) Le cycle du prophète Elie (1 Rois 17-22, qui se poursuit ensuite dans 2 Rois).

Contenu du livre Salomon monte sur le trône

Le livre s’ouvre avec la difficile succession au trône de David, qui voit s’imposer la grande figure de Salomon.

Dans le chapitre 1 estdécrite la conspiration de Adonijah («YHWH est le Seigneur»), fils de David et Haggith, qui, après la mort d’Absalom était l’héritier légitime du trône. Soutenu par plusieurs courtisans puissants, dont le général Joab, le petit-fils de David et chef de l’armée, et le sacrificateur Abiathar, il tente d’être proclamé roi par eux tandis que son père est toujours vivant.

Cependant, l’armée et la classe sacerdotale sont divisés en ce qui concerne cette prétention d’accéder au trône, puisque le sacrificateur Tsadok (celui qui sera mentionnée dans le nom, à l’époque du Christ), la classe des Sadducéens, le commandant de la garde royale, Benaja, et Nathan, le prophète de la cour de David, ils sont contre et soutiennent le fils de Bethsabée, Salomon.

Nathan est chargé d’informer Bethsabée, qui informe à son tour David du coup d’État mis en place par Adonijah (1:17-18): « 17 Elle lui répondit: Mon seigneur, tu as juré à ta servante par l’Éternel, ton Dieu, en disant: Salomon, ton fils, régnera après moi, et il s’assiéra sur mon trône. 18 Et maintenant voici, Adonija règne! Et tu ne le sais pas, ô roi mon seigneur! »

En réalité, on ne trouve pas dans les livres de Samuel une telle promesse de la part de David, mais, en colère à propos du comportement de Adonijah, David envoie Zadok, Nathan et Benaja pour oindre roi Salomon à la fontaine de Gihon (en hébreu « jaillissante » ), l’ancienne source qui fournissait d’eau Jérusalem.

Adonia, reçu les nouvelles de l’onction de son demi-frère, il a peur et s’accroche aux cornes de l’autel, (un geste qui a assuré toujours sauve la vie à toute personne qui accomplissait ce geste, car il était considéré grave profanation faire couler le sang dans le sanctuaire.) Salomon, cependant, lui laisse sauve la vie, au moins pour un temps.

Le chapitre 2 contient les dernières recommandations de David à Salomon, puis le fils de Jesse « s’endort avec ses pères » après 40 ans de règne, et Salomon s’assis sur le trône à sa place. Peu après, cependant il se débarrasse avec désinvolture de son frère Adonias, qui avançait encore des revendications sur le trône en demandant d’épouser la dernière concubine de son père, la jeune femme Abishai, de Shunem, Joab est également éliminé par Benaja, bien qu’il s’était accroché, lui aussi aux cornes l’autel.

Cet acte sacrilège termine l’histoire de la succession au trône de David, et veut probablement signifier la centralisation du pouvoir dans les mains du nouveau roi, contrairement à David qui, à certains égards, a été décrite dans le deuxième livre de Samuel comme un succube à Joab et à la caste militaire.

Le Temple de Salomon

Malgré son ascension sanglante et controversée au trône, au chapitre 3 Salomon obtenir de YHWH la Sagesse dans un dialogue nocturne devenue célèbre à juste titre (1 Rois 3:1-15): «1Rois 3 1. Salomon s’allia par mariage avec Pharaon, roi d’Égypte. Il prit pour femme la fille de Pharaon, et il l’amena dans la ville de David, jusqu’à ce qu’il eût achevé de bâtir sa maison, la maison de l’Éternel, et le mur d’enceinte de Jérusalem.

2 Le peuple ne sacrifiait que sur les hauts lieux, car jusqu’à cette époque il n’avait point été bâti de maison au nom de l’Éternel. 3 Salomon aimait l’Éternel, et suivait les coutumes de David, son père. Seulement c’était sur les hauts lieux qu’il offrait des sacrifices et des parfums. 4 Le roi se rendit à Gabaon pour y sacrifier, car c’était le principal des hauts lieux. Salomon offrit mille holocaustes sur l’autel. 5. A Gabaon, l’Éternel apparut en songe à Salomon pendant la nuit, et Dieu lui dit: Demande ce que tu veux que je te donne.
6 Salomon répondit: Tu as traité avec une grande bienveillance ton serviteur David, mon père, parce qu’il marchait en ta présence dans la fidélité, dans la justice, et dans la droiture de coeur envers toi; tu lui as conservé cette grande bienveillance, et tu lui as donné un fils qui est assis sur son trône, comme on le voit aujourd’hui.
7 Maintenant, Éternel mon Dieu, tu as fait régner ton serviteur à la place de David, mon père; et moi je ne suis qu’un jeune homme, je n’ai point d’expérience. 8 Ton serviteur est au milieu du peuple que tu as choisi, peuple immense, qui ne peut être ni compté ni nombré, à cause de sa multitude.
9 Accorde donc à ton serviteur un coeur intelligent pour juger ton peuple, pour discerner le bien du mal! Car qui pourrait juger ton peuple, ce peuple si nombreux? 10 Cette demande de Salomon plut au Seigneur. 11 Et Dieu lui dit: Puisque c’est là ce que tu demandes, puisque tu ne demandes pour toi ni une longue vie, ni les richesses, ni la mort de tes ennemis, et que tu demandes de l’intelligence pour exercer la justice,
12 voici, j’agirai selon ta parole. Je te donnerai un coeur sage et intelligent, de telle sorte qu’il n’y aura eu personne avant toi et qu’on ne verra jamais personne de semblable à toi. 13 Je te donnerai, en outre, ce que tu n’as pas demandé, des richesses et de la gloire, de telle sorte qu’il n’y aura pendant toute ta vie aucun roi qui soit ton pareil. 14 Et si tu marches dans mes voies, en observant mes lois et mes commandements, comme l’a fait David, ton père, je prolongerai tes jours.
15 Salomon s’éveilla. Et voilà le songe. Salomon revint à Jérusalem, et se présenta devant l’arche de l’alliance de l’Éternel. Il offrit des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâces, et il fit un festin à tous ses serviteurs.»

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Jugement de Salomon

Le roi donne en fait immédiatement preuve d’une grande justice avec l’histoire de l’enfant contestée par deux prostituées (1 Rois 3:16-28). Alors que le chapitre 4 contient la liste des hauts fonctionnaires de la cour de Salomon, dont douze préfets, un pour chaque tribu, nommé à percevoir des taxes pour le maintien de la somptueuse cour royale, le chapitre 5 montre d’autres preuves de la gloire et la magnificence de Salomon, décrit comme l’un des plus puissants monarques de son temps. Son règne est un véritable empire qui s’étend des frontières de l’Égypte à l’Euphrate.

Il convient de noter que la taxe ne tombe que sur les tribus du Nord, en exemptant les tribus du sud de Juda et de Siméon. Certaines personnes pensent que tout le disproportionné fardeau fiscal a été la cause de la rébellion des tribus du nord à l’époque de la mort de Salomon.

Cependant, enrichi au-delà de la mesure, le roi décide d’effectuer le travail pour lequel son père n’avait pas pu mettre la main: la construction d’un temple au Seigneur. Pour cela il fait alliance avec Hiram, roi de Tyr, qui lui fournit des matériaux de construction en abondance sous la forme d’abondantes réserves de cèdre du Liban. Selon l’auteur deutéronomiste la construction se sert de bien 30.000 travailleurs pendant 37 années, de Mai 967 à Septembre 960 av. JC, co-opté par la méthode des corvées, véritable travaux forcés imposé à la population.

Le chapitre 6 est entièrement consacré à la construction du Temple et de ses accessoires; certainement qui écrit a personnellement vu le Temple de Salomon avant sa destruction par Nabuchodonosor, puisque comme il écrit en 8:8 « ces choses nous sont présents encore aujourd’hui », probablement, cependant, la description qu’il nous en a donnée est celle qui résulte de l’un des nombreuses rénovations, peut-être celui commandé par Josias (2 Rois 22). À noter que l’auteur affirme que la construction commence en l’an 480 de la sortie des Juifs d’Égypte, un chiffre symbolique obtenu en multipliant par 12 le séjour de 40 ans dans le désert. Ce nombre est équivalent, par conséquent à la phrase biblique bien connu « dans la plénitude des temps. » Si nous voulions donner un sens littéral à cette date, l’Exode d’Égypte serait placé en 1447 avant JC et donc il s’agirait de l’Exode – expulsion et non de l’Exode -fuite.

Consécration du Temple

Chapitre 7 voit également la description de la construction du palais royal de Salomon, le grand palais appelé « la forêt du Liban », peut-être pour la longue succession des colonnes faites avec les arbres de cèdre du Liban. Ce palais était situé dans la citadelle fortifiée de Jérusalem, conquise par David et située sur la colline de l’Ofel au sud de l’esplanade du Temple et aujourd’hui se trouve en dehors des murs de la Vieille Ville, parce que au fil des siècles la ville de Jérusalem c’est progressivement déplacé vers le nord.

Le transport de l’Arche de l’Alliance dans le nouveau sanctuaire, qui est décrite dans le chapitre 8, se passe curieusement pendant la fête de «Ethanim », c’est le nom d’une ancienne dénomination de la Fête des Tabernacles; Ethanim est le nom d’une festivité cananéenne (donc prébiblique) en l’honneur du cycle lunaire, et signifie «flux d’eau permanent », parce que en cette saison coulent seulement des cours d’eau pérennes, avant les fortes pluies de l’automne.

Solomon a présidé la cérémonie de consécration, en effectuant même des fonctions sacerdotales, et élevé à Dieu une grande supplication affin que le Dieu du ciel daigne vivre dans cette demeure terrestre. A noter que dans 8:33-34, il y a la mention de l’exile d’Israël dans un pays étranger, ce qui suggère qu’il s’agit d’un ajute postérieur, par un Juif pieux qui voulait justifier la destruction du Temple, en dépit de la promesses solennelles faites par Salomon à cette occasion.

Dans le chapitre 9 Dieu apparaît pour la deuxième fois à Salomon, lui promettant: (9:4-9)

« 1Rois 9:1-9 1. Lorsque Salomon eut achevé de bâtir la maison de l’Éternel, la maison du roi, et tout ce qu’il lui plut de faire,
2 l’Éternel apparut à Salomon une seconde fois, comme il lui était apparu à Gabaon. 3 Et l’Éternel lui dit: J’exauce ta prière et ta supplication que tu m’as adressées, je sanctifie cette maison que tu as bâtie pour y mettre à jamais mon nom, et j’aurai toujours là mes yeux et mon coeur.
4 Et toi, si tu marches en ma présence comme a marché David, ton père, avec sincérité de coeur et avec droiture, faisant tout ce que je t’ai commandé, si tu observes mes lois et mes ordonnances,
5 j’établirai pour toujours le trône de ton royaume en Israël, comme je l’ai déclaré à David, ton père, en disant: Tu ne manqueras jamais d’un successeur sur le trône d’Israël. 6 Mais si vous vous détournez de moi, vous et vos fils, si vous n’observez pas mes commandements, mes lois que je vous ai prescrites, et si vous allez servir d’autres dieux et vous prosterner devant eux, 7 j’exterminerai Israël du pays que je lui ai donné, je rejetterai loin de moi la maison que j’ai consacrée à mon nom, et Israël sera un sujet de sarcasme et de raillerie parmi tous les peuples.

8 Et si haut placée qu’ait été cette maison, quiconque passera près d’elle sera dans l’étonnement et sifflera. On dira: Pourquoi l’Éternel a-t-il ainsi traité ce pays et cette maison? 9 Et l’on répondra: Parce qu’ils ont abandonné l’Éternel, leur Dieu, qui a fait sortir leurs pères du pays d’Égypte, parce qu’ils se sont attachés à d’autres dieux, se sont prosternés devant eux et les ont servis; voilà pourquoi l’Éternel a fait venir sur eux tous ces maux.

Le chapitre 10 est l’un des plus célèbre Bible: tant est grande la renommée de la sagesse et de la gloire du roi Salomon, que même la légendaire reine de Saba vient de son pays à l’interroger en personne. Il y a un débat encore aujourd’hui si Saba a été en Arabie ou en Éthiopie, le Négus Hailé Sélassié Ier (1891-1975) prétendait descendre de Salomon et de la reine mythologique, mais plus probablement les Sabéens habité le Yémen actuel.

Le prophète Joël 4:8 les mentionne en tant que marchands qui avaient mis en place un réseau dense de commerce le long des routes caravanières qui arrivait en Mésopotamie, l’Arabie du Sud et Afrique de l’Est, de sorte que le royaume d’Israël était un carrefour vital. Il est donc possible que la visite de la reine de Saba à Salomon était principalement due à des raisons économiques, le contrôle de ces routes commerciales grâce à une alliance avec les royaumes fabuleux de l’Arabie expliquerait parfaitement l’incroyable richesse attribué au fils de David promises par l’ YHWH lui-même.

Le péché de Salomon

Malheureusement, toute période heureuse se termine tôt ou tard, ainsi est arrivé même au beau e riche royaume de Salomon.
Le Chapitre 11 en fait souligne que, le roi lui-même viole l’alliance qu’il vient de renouveler avec le Seigneur: pour faire alliance avec les puissants rois voisins il en épouse leurs filles, y compris la fille du Pharaon, et ceci le conduit à honorer les dieux étrangers, entre autres (11:7) sont nommés Camos, le dieu national des Moabites et leur roi, et Milcom vénéré par les Ammonites, bien connu aux Juifs parce que plusieurs fois ont été tenté de leur rendre un culte en se prosternant devant eux, quand YHWH semblait lointain et silencieux. Nous ne savons pas si l’épisode est historique, mais il est certainement considéré par le Deutéronomiste plus que suffisant pour justifier le démembrement du royaume de David.

Ce fait épocale, capital poue l’histoire d’Israël, a son origine selon 1 Rois 11:29-39 dans l’action du prophète Akhija qui a pris le beau manteau neuf de Jéroboam, chef des ouvriers de la maison de Joseph, à savoir surintendant des travaux publique, le divise en douze morceaux, et lui en restitue dix, à signifier que les dix tribus du nord auraient été livrés à lui. Car ainsi parle l’Éternel (11:11-13): « 11 Et l’Éternel dit à Salomon: Puisque tu as agi de la sorte, et que tu n’as point observé mon alliance et mes lois que je t’avais prescrites, je déchirerai le royaume de dessus toi et je le donnerai à ton serviteur.
12 Seulement, je ne le ferai point pendant ta vie, à cause de David, ton père. C’est de la main de ton fils que je l’arracherai.
13 Je n’arracherai cependant pas tout le royaume; je laisserai une tribu à ton fils, à cause de David, mon serviteur, et à cause de Jérusalem, que j’ai choisie. »

Le schisme politiche

Jéroboam s’enfuit en Égypte chez le Pharaon Shishak (Sisac), duquel on entendra parler, afin d’éviter que Salomon envisage de le faire tuer. Mais la situation a empiré à la mort de Salomon (chapitre 12), en raison de l’ineptie de son fils et successeur Roboam, qui remue les tensions tribales dormants entre le nord et le sud en imposant des taxes gravosissime (1 Rois 12:14): 14 et il leur parla ainsi d’après le conseil des jeunes gens: Mon père a rendu votre joug pesant, et moi je vous le rendrai plus pesant; mon père vous a châtiés avec des fouets, et moi je vous châtierai avec des scorpions.

Ensuite, les tribus du nord se sont rebellés et ont lapidé Adoniram, que Salomon l’avait mis à la charge du travail forcé. Pour sauver sa peau, Roboam fut contraint de fuir honteusement sur un char vers Jérusalem. Cet épisode a été immortalisée par Dante Alighieri dans son » purgatoire » (XII, 46-48):

« O Roboam, déjà ne semble plus menacer

Ici ton signe, mais plein de terreur

Emporte par une charrette,

sans besoin que d’autre le chassent. »

Roboam rassemble les troupes de Juda pour passer à la reconquête du nord, mais par la bouche du prophète Semeia le Seigneur lui fait savoir qu’ils n’aime pas une guerre fratricide entre les Israélites. Et ainsi il doit se contenter de régner seulement sur Juda pour le lien fort que la famille de David, originaire de Bethléem, a eu avec les clans de cette tribu, tandis que Jéroboam devint roi des dix autres tribus, comme Akhija lui avait prédit. Mais lui aussi il encourt dans le péché, parce qu’il craint que les habitants de son royaume se rendent en pèlerinage à Jérusalem, et ainsi revenir à la fidélité à la dynastie davidique.

Pour cela, il a érigé deux veaux d’or, et les place un à Dan et l’autre à Béthel, à l’extrême nord et à l’extrême sud de son royaume, en invitant le peuple à y aller en procession. L’archéologie moderne a remis à jour les traces de ce culte, il y a eu une époque, ou on pensait que Jéroboam entendait s’inspirer au veau d’or érigé par les Israélites tandis que Moïse était à Horeb, mais aujourd’hui, nous pensons bien au contraire: l’idole façonné à cette occasion par les Juifs aux mains des infidèles de l’Exode serait décrite comme un veau d’or, avec une référence spécifique au culte inauguré par Jéroboam, dans la claire polémique contre le culte idolâtre du royaume du nord.

En outre, le roi du Nord commet une autre erreur grave, en confiant la prêtrise à des hommes qui n’était pas de la tribu de Lévi, contre l’ordre exprès de Dieu. Ensuite, dans le chapitre 13, nous voyons l’apparition d’un «homme de Dieu», un prophète anonyme qui annonce la condamnation du Seigneur contre ce culte, certes monothéiste, mais conduit par des formes et des symboles païens. Mais Jéroboam ne se repent pas, et ainsi, dans le chapitre 14, la sentence prononcée contre lui par le prophète Achija est radicale:

« 14 L’Éternel établira sur Israël un roi qui exterminera la maison de Jéroboam ce jour-là. Et n’est-ce pas déjà ce qui arrive? 15 L’Éternel frappera Israël, et il en sera de lui comme du roseau qui est agité dans les eaux; il arrachera Israël de ce bon pays qu’il avait donné à leurs pères, et il les dispersera de l’autre côté du fleuve, parce qu’ils se sont fait des idoles, irritant l’Éternel. 16 Il livrera Israël à cause des péchés que Jéroboam a commis et qu’il a fait commettre à Israël. » Comme pour tenir fois à la malédiction divine, Abdie, le jeune fils de Geroboame meurt d’une mystérieuse maladie.

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Succession des rois de Juda dans 1 Rois et 2 Chroniques

Roboam (930-913 av JC): 1 Rois 14:21-31, 2 Chroniques 10:1-12, 16

Abia (913 – 911 av. JC.): 1 Rois 15:1-8, 2 Chroniques 13:1-23

Asa (911-870 av. JC): 1 Rois 15:9-24, 2 Chroniques 14:1-16, 14

Josaphat (870-849 av. JC): 1 Rois 22:41-51, 2 Chroniques 17:1 – 21: 1

Succession des rois d’Israël dans 1 Rois

Jéroboam Ier (930-910 av. JC): 1 Rois 12:20 – 13: 34

Nadab (910-909 av. JC): 1 Rois 15:25-31

Basha (909-886 av. JC): 1 Rois 15, 33-16, 7

Ela (886-885 av. JC): 1 Rois 16: 8-14

Zimri (885 av. JC): 1 Rois 16, 15-22

Omri (882-874 av. JC): 1 Rois 16, 23-28

Achab (874-852 av. JC): 1 Rois 16, 29-22, 40

Histoire troublée des deux royaumes

L’histoire des rois des deux États, telle que sont racontée en parallèle par 1 Rois 14 jusqu’à 2 Rois 25, sont interrompus par ce qu’un chercheur bibliste a appelé des «oasis littéraire», c. à d. des insertions narratives d’une grande beauté, parmi lesquels le grand cycle du Prophète Élie.

Immédiatement après Jéroboam, le chapitre 14 il parle de Roboam, roi de Juda, pour affirmer qu’il a également commis des péchés non moins graves que ceux de son homologue du Nord, vue qu’il a même introduite en Juda « des prostitué sacrés, des sodomites », « des hommes qui entrant en contact sexuelle avec eux ils pensait qu’il pourrait entrer en contact direct avec la divinité: une abomination condamné avec véhémence à plusieurs reprises par la prophétie biblique. Ce n’est pas par hasard que Shishak, Pharaon d’Égypte qui nous citerons ci-dessous, a envahi le pays et pour se retirer il prétend tout l’or de Jérusalem, y compris celui du Temple, de sorte que Roboam est obligé, pour orner le temple, de le faire avec des boucliers en bronze.

Après lui (chapitre 15) règne le fils Abia, fils de Maaca, qui à son tour elle est fille d’Absalon, (Abia donc descend de David, soit du côtés de son père que de sa mère), mais qui fait les mêmes péchés du père et gouverne seulement pendant trois ans. Son successeur est son fils Asa, et il faut souligner que (15:10) il est appelé le «fils de Maaka, fille d’Absalom. » Comment est-il possible?

Apparemment, la reine mère Maaka avait joui d’une grande influence pendant le règne de son fils Asa, et a continué à en avoir au cours de la première partie du règne de son petit-fils, un rôle certainement pas rare, ceci, dans le Proche-Orient. Mais son pouvoir ne dure que peu, Asa est l’un des rares rois de Juda largement loué par les Livres des Rois, car il détruit toutes les idoles de son père et du grand-père. Il ne pardonne pas à sa grand-mère le fait qu’elle avait construit «une hideuse idole pour Asera, Astarté», une déesse phénicienne, et la prive du titre de reine mère. Probablement, il s’agit d’une excuse pour se débarrasser de sa présence encombrante à la cour.

Le chapitre 15 rappelle aussi la longue guerre entre Asa et Basha, roi d’Israël, qui avait bloqué la frontière entre les deux États en érigeant une forteresse à Rama. Asa décide de former une alliance avec le puissant roi de Syrie, Ben Hadad, en lui envoyant un gros tribut. Pour éviter d’être pris entre deux feux, Basha, a été contraint de démobiliser Rama. Peu après, on revient à parler de Nadab, fils de Jéroboam qui lui succéda sur le trône du Nord, qui persévère dans les péchés de son père, alors il est assassiné par Basha, de la tribu de Nephtali, pendant qu’il est engagé à assiéger une ville des Philistins. Basha devient roi et massacre toute la famille de Jéroboam, en donnant ainsi accomplissement à la prophétie d’Achija.

La capitale de Basha est la ville de Tirzah.

Inutile de dire que Basha se comporte mal aux yeux de l’Éternel, et donc, dans le chapitre 16, YHWH suscite le prophète Jéhu, qui lance une malédiction, semblable à celle qui avait frappé la maison de Jéroboam. Et la prophétie ne tarde pas à se réaliser: à Basha succède pendant une courte période Éla, son fils, puisque il est éliminé au cours d’un banquet par son officier Zimri.

Mais son règne ne dure que sept jours, le temps de supprimer toute la maison de Basha, le peuple en fait se rebelle et élit roi Omri, chef de l’armée. Zimri meurt dans l’incendie du palais royal à Tirzah, et après la mort du prétendant Thibni, Omri monta sur le trône. Il laisse Tirza et construit la nouvelle capitale de Samarie, du nom de Shemer, duquel il aurait achète le mont Someron. Mais son règne commence sous de mauvais augures: «1 roi 16:25 Omri fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, et il agit plus mal que tous ceux qui avaient été avant lui».

Son fils, en fait porte un nom tristement célèbre: Achab, qui a donné son nom au terrible protagoniste de « Moby Dick » d’Herman Melville. Le jugement sur lui est très dure: 1 Roi 16:31-33 « 31 Et comme si c’eût été pour lui peu de choses de se livrer aux péchés de Jéroboam, fils de Nebath, il prit pour femme Jézabel, fille d’Ethbaal, roi des Sidoniens, et il alla servir Baal et se prosterner devant lui.
32 Il éleva un autel à Baal dans la maison de Baal qu’il bâtit à Samarie,
33 et il fit une idole d’Astarté. Achab fit plus encore que tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui, pour irriter l’Éternel, le Dieu d’Is
raël ».

Il convient de noter que même le grand écrivain de science fiction Isaac Asimov (1920-1992), d’origine juive, a choisi les noms d’Elie et de Jézabel pour le célèbre personnage de détective du cycle de robot et pour son épouse. Réminiscences stratifiés dans tous les Juifs et dure à mourir …

Les « fioretti » contes populaire sur Élie

Et ainsi, parce que le mal déborde et l’idolâtrie se répand comme jamais auparavant dans Israël, YHWH suscite le plus grand prophète depuis l’époque de Moïse, Élie (en fait, ce n’est pas un cas si au cours de la Transfiguration, à côté de Jésus apparaîtra Moïse et Élie, représentant la Torah et la prophétie). Originaire de Thisbé de Gilead en Transjordanie, son nom est tout un programme: «L’Éternel est Dieu. »

Dans le chapitre 17 d’abord annonce sans crainte à Achab une grave sécheresse comme punition pour ses péchés, puis va se cacher près du torrent Kerith, un affluent de gauche de l’oued du Jourdain, où il a été nourri par les corbeaux qui lui apportent du pain et de la viande.

Sa vie, comme celle de saint François et de nombreux autres saints de tous les âges et de toutes les religions, est décrite à travers une série de « fioretti » populaires (contes populaires des fait de vie, des actes, petit sacrifices ou renoncements et miracles). Ainsi, lorsque la sécheresse atteint la région où il s’est réfugié, il rejoint la Phénicie et va vivre chez une veuve de Sarepta, la Sarafand actuelle, à 15 km au sud de la ville- État de Sidon, qui existe toujours. Puisque la veuve est pauvre, Élie fait un miracle incroyable: le pot de farine et la cruche d’huile ne s’épuisera jamais. Mais encore plus, le fils de la veuve tombe malade et meurt, mais Élie invoque le Seigneur et le garçon ressuscite, de sorte que la mère, une Cananéenne païenne, reconnaît en lui l’homme de Dieu dans le Nouveau Testament, Jésus évoque cet épisode: (Luc 4:25-26) « 25 Je vous le dis en vérité: il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d’Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu’il y eut une grande famine sur toute la terre; 26 et cependant Élie ne fut envoyé vers aucune d’elles, si ce n’est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon».

Le chapitre 18 voit une confrontation dramatique entre Elie et les prophètes de Baal, parrainé par Achab, lequel apostrophe le prophète avec des mots durs: «18:17. « A peine Achab aperçut-il Élie qu’il lui dit: Est-ce toi, qui jettes le trouble en Israël ?»

La réponses de Élie est la proposition d’une épreuve: il fait un taureau en morceaux, le met sur un autel recouvert de bois et lui fait verser douze cruches d’eau (le nombre est symbolique comme d’habitude) pour assurer tout le monde que ce n’est pas une combustion spontanée.

Les 450 prophètes de Baal que la reine Jézabel a appelée en Israël depuis sa native Tire en vain invoquent leur dieux d’intervenir et de mettre le feu au bûcher, mais quand Elie invoque YHWH le feu descende du ciel qui consuma l’holocauste entier, y compris les pierres de l’autel et l’eau versée. Le peuple se prostré et puis fait justice sommaire en tuant les 450 faux prophètes. Tout de suite la sécheresse se termine et commence à tomber la pluie.

La fin du règne d’Achab

Mais la puissante reine Jézabel n’as pas aimé le massacre de ses prêtres, et s’engage à faire à Élie la même chose. Dans le chapitre 19, Elie doit échapper à la mort par la fuite, et rafraîchi par un aliment qui lui est accordée par Dieu, marche jusque à Horeb, c’est- à- dire le Sinaï, la montagne de l’Alliance. Là, il voit venir un vent fort, un tremblement de terre et un feu effrayant, mais Dieu n’est pas dans l’un d’eux. Étonnamment, Dieu se révèle dans la brise, ou, comme le dit l’original hébreu, « dans la voix d’un silence subtil. »

Pour la première fois dans toute la Bible, YHWH renonce aux hiérophanies sensationnels avec le feu, et la voix du tonnerre, et propose une façon différente d’intervenir dans l’histoire: un murmure à peine audible par celui qui le sait entendre. C’est la première référence biblique au « Deus absconditus » le «Dieu caché» dont parlera Pascal, le Dieu qui se cache derrière la création parce qu’il veut être recherché par les hommes.

Cependant, Dieu a ordonné à Élie d’aller oindre Cazaël, roi de Syrie, et Jéhu, roi d’Israël. Le chapitre se termine par l’appel d’Élisée, le fidèle dauphin, sur lequel Élie jeta son manteau alors qu’il labourait le champ de son père avec douze paires de bœufs (un nombre symbolique). Élisée brûle les instruments de travail pour affirmer qu’il renonce à l’ancienne vie, et suit Élie: un modèle de vocation qui sera suivie dans le Nouveau Testament, au moment de l’appel des Apôtres de Jésus

Le chapitre 20 est complètement détachée des précédents, car il voit le siège de Samarie par Ben- Hadad, roi de Syrie. Ceci est convaincu que le Dieu vénéré par les juifs est un «Dieu des montagnes » (peut-être en référence au mont Sinaï), et ainsi cherche à déplacer la bataille sur la plaine, où les Israélites perdrais la faveur de Dieu. Mais à Achab se présente un anonyme prophète qui l’a assuré de la victoire dans le nom du Seigneur. Donc Achab apparaît très différente du corrompu, despotique et païen souverain duquel a été parlé dans les chapitres précédents: cela a fait penser à un greffon de la part d’un différent rédacteur. A la fin, Ben- Hadad fut vaincu et contraint à un traité de paix humiliant.

Dans le chapitre 21 ontrevient à l’image d’Achab qui nous avait été donné lors de la confrontation avec Élie à travers l’histoire de la vigne de Naboth, qui Achab veut acheter pour étendre sa résidence de campagne. Naboth refuse mais la reine Jézabel, ici dépeint comme une méchante sorcière, fait que deux faux témoins accusent Naboth de blasphème et de trahison, après un simulacre de procès, les pauvres Naboth a été lapidé, et Achab s’approprie de la terre tant désirée.

Les sujets et la cour se taisent de peur de subir le même sort, mais qui n’est pas silencieux est Elie qui, comme Nathan à David, l’accuse d’avoir trahi et tué. C’est pour cela que la maison d’Achab va avoir la même fin que celle de Jéroboam, et Jézabel sera mangé par les chiens. Cependant Achab se repent et s’humilie devant Élie, en lui accordant son pardon YHWH corriger son édit: la catastrophe ne sera pas sous le règne d’Achab, mais pendant celui de son fils.

Le chapitre 22 revient à parler de politique internationale: le roi d’Israël et de Juda ont vécu dans la paix par le mariage de l’héritier du trône du sud, Joram et Athalie, fille d’Achab et de Jézabel. Lors d’une visite d’État en Samarie Josaphat, roi de Juda, fils d’Asa, lui et Achab décident de provoquer le roi de Syrie avec une expédition en Transjordanie, pour le convaincre de rendre une ville de Galaad, qu’il avait conquis.

D’abord ils interpellent divers prophètes qui offrent un oracle courtisan et favorable, mais s’avance le prophète Michée (rien à voir avec l’auteur du livre éponyme de la Bible), qui parle même d’une vision de la cour céleste, au cours de laquelle Dieu demande: «Qui séduira Achab pour qu’il se met en mouvement contre Ramoth de Galaad, pour y périr? « Un esprit de la cour céleste dit qu’il va s‘en occuper, pour faire prononcer des oracles mensongères par les prophètes du roi.

Bien sûr, Achab ne le croyait pas et le met en prison. Josaphat et Achab partent à la guerre contre la Syrie, mais lors de la bataille une flèche syrienne atteint Achab entre les mailles de son armure, et le roi saigne à mort. A sa place, régna son fils Achazia. Le chapitre et le livre se termine par un bref résumé du règne de Josaphat, qui aurais tenté une expédition commerciale à Ophir (diversement identifié: l’Arabie du Sud, Afrique de l’Est ou même l’Inde), mais qu’un naufrage brise ses espoirs. A Josaphat alors, lui succède son fils Joram, gendre d’Achab.

Historicité

La «succession au trône de David »

On croit que les chapitres 19-20 du Second livre de Samuel et les deux premiers chapitres du premier livre des Rois formais à l’origine un seul ouvrage plus ancien de la version finale des livres bibliques. Ce texte a été décrit par les spécialistes comme «la succession au trône de David», et est considéré comme l’un des exemples les plus anciens de l’historiographie, antécédent de bien cinq siècles aux écrits de Xénophon. Dans celle-ci, en effet, l’auteur ne se limite pas à rapporter les événements, mais cherche à mettre en évidence pour la première fois les connexions entre les différents événements et leur dépliage. Bien sûr, le premier protagoniste de l’histoire, c’est Dieu Lui-même, qui mène avec les yeux de prévoyance les événements humains.

Le «Annales des rois de Juda»

À partir du chapitre 11, avec la narration du péché de Salomon, qui c’est laissé induire à l’idolâtrie par ses épouses païennes, le climat change totalement. C’est justement celle qui, à première vue, il semblerait la partie la plus correctement «historique» dans le livre, c’est à dire la succession des roi judaïques et de Israël, c’est proprement celle qui le plus s’éloigne de la «historiographie» au sens moderne du terme. En fait, ici, l’auteur Deutéronomiste intervient constamment à «repenser» l’histoire de son peuple, mettant en ordre et interprétant les événements en termes religieux. Un souverain est jugé positivement en fonction de trois critères:

La lutte à l’idolâtrie cananéenne ;

La fidélité à la pureté du monothéisme biblique;

La promesse de Dieu à la dynastie davidique, et donc la comparaison avec leurs nobles ancêtres.

Inévitablement, le jugement de l’auteur devient très sévère en ce qui concerne la majorité des souverains, en particulier contre ceux du royaume du Nord, coupable d’avoir mis deux veaux d’or dans les sanctuaires de Béthel et Dan (1 Rois 12:26-31), aux deux extrémités opposées du royaume, afin d’empêcher les pèlerinages des 10 tribus du nord à Jérusalem, et donc à leur retour dans la sphère d’influence juive. Ces souverains sont exclus de la promesse divine d’un Royaume Éternel faite à la dynastie davidique précisément à cause de ce péché d’idolâtrie.

LePharaon Shishak

Important, du point de vue historique, c’est la mention du pharaon égyptien Shishak dans 1 Rois 14:25, bien connus, même en dehors du texte biblique. Dans les sources égyptiennes, il est appelé Shoshenq; régna de 945 à 925 avant JC et fonda la dynastie XXIII.

Avec sa campagne en Palestine, il a tenté de réaffirmer la domination égyptienne dans cette région, après les gloires du règne de Ramsès II et le déclin subséquent. Le texte biblique dit qu’il a pris possession des vases d’or du Temple de Salomon, à l’évidence ce qui signifie qu’il a soumis le royaume de Juda en un lourd tribut.

Samarie L’un des actes politiques les plus importants du roi Omri était la fondation de la nouvelle capitale, Samarie (1 Rois 16:24). Les fouilles archéologiques menées sur place ont confirmé qu’elle en fait est née au IXe siècle av. JC, ont été mis en lumière le palais royal de Samarie, et les murs de fortification, mais aussi plusieurs «ostraca», des tablettes d’argile inscrits, qui donnent des détails de gestion administrative et économique.

La ville a été conquise et détruite par les Assyriens de Sargon II en 721 avant JC, et une seconde fois par Jean Hyrcan en 107 avant JC, mais Hérode la reconstruit et la rebaptise somptueusement Sébaste (en grec «Auguste»), en l’honneur de l’empereur romain Octave Auguste, qui l’avait confirmé sur le trône.

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